Numéro 441 - janvier 2016


Alternatives en Aude et Pyrénées-Orientales

Ensauvagez-vous avec ce voyage en contrées alternatives… Moutsie révèle comment elle a appris à reconnaître et à cueillir les plantes sauvages, un collectif de chercheurs tente de pousser jusqu’au bout l’expérience de la décroissance au quotidien, le Permacamp propose une autre philosophie de vie, le village de Tordères tente de pratiquer la démocratie à la base, des retraités s’organisent pour vivre ensemble… et d’autres pistes pour développer les alternatives dans ces deux départements, et donner des idées partout ailleurs.

Can Decreix, un centre pour améliorer les alternatives décroissantes

Plusieurs chercheurs se sont associés pour développer un lieu de vie où s’expérimentent des pratiques frugales pour la planète.

Les pépinières Burri ont fait des jeunes pousses

La famille Burri, après trente-sept ans d’activité, favorise l’installation de plusieurs pépiniéristes en bio.  

Un camp autour de la permaculture

Pour la troisième année, dans les Pyrénées, un Permacamp a permis à une quarantaine de personnes de découvrir, apprendre et expérimenter de nombreuses pratiques alternatives. 

Moutsie nous fait redécouvrir la générosité de la nature

Moutsie a développé la connaissance et l’usage des plantes sauvages, un savoir qu’elle partage aujourd’hui à travers stages et ouvrages.

Le Béguinage de Perpignan

Aujourd’hui, la retraite est souvent signe de solitude. Une première expérience de vie autonome catholique dans un lieu collectif.

La Belle Aude : glaces et coopérative

A Carcassonne, une fabrique de glaces a été rachetée par une partie de ses salariés et continue sous forme de coopérative.

Les figues bio de Baho

Danielle Batard nous reçoit dans son verger où, tout en répondant
à nos questions, elle trie, calibre et emballe la récolte de la matinée.

 
Tordères, joies et peines de la démocratie participative

Depuis 2008, la commune de Tordères essaie de fonctionner
en démocratie participative.

• Articles

Low tech : « Faites rouler les joueurs du PSG dans des voiturettes moches ! »

Dans son dernier ouvrage et dans les nombreuses conférences qu’il tient depuis sa sortie, Philippe Bihouix prône un passage du high tech au low tech. Du plus vers le moins ? Des technologies moins complexes et moins consommatrices de matériaux, mais plus durables, réparables, et écologiques. Entretien. 

Une péniche pour transporter en douceur des vins naturels

Cécile et Raphaël ont choisi de vivre au fil de l’eau, sur une péniche au joli nom d’Alizarine. Son rythme lent permet d’admirer les martins-pêcheurs et dans sa cale voyagent des vins naturels. Car ils espèrent aussi amorcer la renaissance en France du transport fluvial artisanal... 

À l’écoute des crieurs publics

De nombreuses villes et villages du pays voient fleurir les criées. Silence ne pouvait y rester indifférent. Mais allions-nous louer une nouvelle forme de rassemblement, dédaigner un attire-bobo, ou bien craindre la concurrence de ce média, le plus écolo qui puisse exister ? Enquête à Lyon, où ils sont deux à officier actuellement.

 
Neil Young

Qu’on se le dise, au jour d’aujourd’hui, il n’est plus possible de dissocier l’artiste du militant chez Neil Young. Enragé et engagé, à 69 ans, il n’a de cesse de surprendre et toujours avec cette même fervente volonté d’éveiller les consciences. 

ART112 : attentats à l’humeur publique

Le collectif d’« artistoïdes anonymes » ART112 réalise depuis 1983 des œuvres éphémères dans l’espace urbain. Il s’agit de happenings ou de sculptures abandonnées sur place. ART112 ne demande aucune autorisation. ART112 n’a aucun mécène, aucune subvention. Il ne recherche pas la publicité ni la notoriété. 

• Chroniques

Écologie pratique : La lacto-fermentation

Bonnes nouvelles de la Terre : Je t’aide, tu m’aides, on rénove nos maisons

100 dates féministes pour aujourd’hui : 24 octobre 1975 : la « journée sans » des Islandaises

Nucléaire ça boum ! : Nouvelles internationales

Catastrophe de Fukushima : Retours forcés dans les zones évacuées de Fukushima

En direct de nos colonies : La couleur du viol

• Brèves 

Alternatives en Aude et Pyrénées-OrientalesAlternatives Femmes, hommes, etc. Climat Environnement Paix Politique NucléaireÉnergies Vélo(rution) Société Nord/Sud Annonces Agenda Courrier Livres Quoi de neuf ?

• Éditorial

Une région entre tourisme et résilience

Avec moins d’un million d’habitants, ces deux départements du sud de la France ont l’essentiel de leur population concentré dans trois agglomérations (1). Le reste du territoire est donc très peu peuplé… avec des espaces naturels de grande qualité. De quoi attirer de nombreux néo-ruraux et d’abondantes initiatives originales. 

Il y a toutefois de fortes disparités entre le climat extrêmement venté et sec du bord de mer et l’intérieur des terres, de plus en plus boisées et humides au fur et à mesure que l’on s’élève dans les montagnes (2). 

C’est dans les Pyrénées-Orientales que s’est développée en premier en France la permaculture, à l’initiative de quelques anglais, il y a déjà plus d’une trentaine d’années. Elle y reste particulièrement dynamique (voir page 12). C’est en bord de mer que l’on trouve un centre de recherche sur la décroissance prometteur (en couverture et p.5). 

Les terres abandonnées du fait de l’exode rural à partir des années 1950 ont permis une reprise pour des activités plus écologiques (comme des pépiniéristes, p.9). Les questions sociales sont aussi l’occasion d’expérimenter de nouvelles pratiques : démocratie participative (p.24), reprise industrielle en coopérative (p.21), maison de retraite autonome (p.18)… 

Sans oublier un tourisme de bord de mer (assez prédateur) et plus respectueux en montagne qui permet à de nombreuses initiatives d’apporter un complément de ressources non négligeable. 

Ce numéro ne fait qu’effleurer la richesse de la région. Après sa lecture, vous pourrez poursuivre en allant vous y promener.

Michel Bernard

(1) Aude : 360 000 habitants dont 150 000 dans l’agglomération de Narbonne et 100 000 dans celle de Carcassonne. Pyrénées-Orientales : 450 000 habitants dont les deux tiers dans l’agglomération de Perpignan. 

(2) Cela monte jusqu’au Mont Carlit à 2921 m d’altitude.