Numéro 412 - mai 2013


Slow des lents demains qui chantent ?

Face à une société basée sur la vitesse et l’accélération sans fin des rythmes de vie, de la croissance des profits, le mouvement slow appelle à un ralentissement salutaire. Il se décline dans de multiples aspects de l’existence sociale qui sont ici rappelés : alimentation lente, villes lentes, science lente… Quelles sont les convergences et les différences avec le mouvement de la décroissance ? Un dossier qui explore également de manière critique les limites de ce mouvement.

De l’escargot à toutes les sauces ! Un tour d’horizon du Slow
Une ville lente, c’est possible ?
Une alternative à la macdonalisation de la vie universitaire ?
Slow versus décroissance ?
Démocratie : le temps de la non-violence

Catastrophe

Voir Fukushima et mourir (de Michel Bernard)

OGM

La mutagenèse est-elle dangereuse (de Guillaume Gamblin)

Notre-Dame-des-Landes

Détachez vos ceintures (Ouvrage Collectif)

Belgique

Groupes d’achats alimentaires : Quand circuit court rime avec mouvement citoyen (de François Wiaux)

Livre

Travailler en coopérative (de Jean-Luc Gronner & Jean-Robert Dantou)

Brèves

Femmes, Hommes, etc.
Alternatives
Les abeilles en voie de disparition (de Gabriel Corbalan)
OGM
Faire soi-même ses loisirs créatifs (de Michel Scrive)
Politique
3 questions au Parti pour la Décroissance (de Michel Bernard)
Nord/Sud
Environnement
Climat
Notre-Dame-des-Landes
Santé
Vélo
Paix
L’étape Oslo (de Dominique Lalanne)
Nucléaire
Energie
Société
Agri-bio
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Agenda
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Livres

éditorial

Lentement, mais sûrement

Face à une société basée sur la vitesse et l’accélération sans fin des rythmes de vie, de la croissance des profits, le mouvement Slow appelle à un ralentissement salutaire.

Né dans les années 1990 en Italie, ce mouvement a désormais conquis plusieurs pays européens et cherche à se décliner dans de multiples aspects de notre existence : l’alimentation, les politiques urbaines, la science... Le caractère pratique de ces injonctions de lenteur et douceur se révèle au travers d’un reportage à Mirande, ville du Gers qui obtenu le label « Cittaslow », d’une interview de Joël Candau, porteur du mouvement « Slow Science » en France et d’une réflexion sur la pertinence de ce concept de lenteur dans la non-violence.

Mais, le Slow a-t-il le potentiel de nous donner des clés pour amorcer le changement social et humain que nous réclamons ardemment ? La réflexion se poursuit lentement en interrogeant les convergences et différences du Slow avec le mouvement de la décroissance.

Gaëlle Ronsin

Remerciements à Marina Trouvé pour ses illustrations, à Joël Candau, Guillaume Gamblin, Serge Latouche, Michel Scrive, à Rémi Da Silva pour ses idées et sa lecture attentive, et à Mme Albane Geslin, professeure de droit qui m’a permis d’effectuer cette recherche sur le Slow dans le cadre d’un séminaire d’anthropologie.