Numéro 411 - avril 2013


Déraciner le racisme

Le racisme n’est pas seulement l’inquiétante montée de l’extrême droite. Ce sont aussi des places sociales injustes, des attitudes parfois inconscientes de supériorité, enfin un système de privilèges que ce dossier entend mettre à jour. Quel antiracisme pour aujourd’hui ? Comment inventer d’autres logiques, des pratiques pour en sortir ? Plusieurs expériences passant par le dialogue, le jeu et l’action politique et militante sont ici contées.

Le racisme, c’est les autres ?
Effacer la haine sur les murs
Se rencontrer pour combattre les préjugés (d’Irène Kaufer)
Jouer avec nos différences
Abolir les « privilèges Blancs »
Quel antiracisme pour aujourd’hui ?
Pour un féminisme sans frontières (de Marie-Claire Bonnefous)

Déchets

Déchets, chantier, art et autres clichés (d’Eva Thiebaud)

Ami-e-s de S!lence

10 ans de révolutions intérieures (du Collectif des Ami-e-s de Silence)

Décroissance

Rationnement ! Sujet tabou (de Christian Maillebouis)

Pain bio

Déjà le premier anniversaire de la Miecyclette ! (de Marie-Pierre Najman)

Victimes de la bombe

Se réapproprier la parole (de Patrice Bouveret)

Photographie

Transhumance contre le puçage (d’Emmanuel Breteau)

brèves

Vélo
Alternatives
Les couleurs (de Michel Scrive)
Climat
Agri-bio
Notre-Dame-des-Landes
Environnement
Tribune libre (d’Alain Gaudin)
Femmes, Hommes, etc.
Nord/Sud
Fukushima
Nucléaire
Le coût des armes nucléaire (de Dominique Lalanne)
Paix
Politique
Energie
Société
OGM
Agenda
Annonces
Courrier
Livres

Editorial

Un dossier intime et politique

Comment faire rempart au racisme ? Il ne s’agit pas seulement d’organiser des manifestations bien-pensantes contre les « fachos » qui « ne passeront pas ». Mais aussi de travailler au niveau personnel sur notre propre racisme (parfois bienveillant), sur les « privilèges blancs » et comment s’en défaire.

D’autre part, le racisme n’est pas simplement un problème de mentalités dont tout l’enjeu consisterait à les faire évoluer, mais aussi un problème systémique, structurel, qui s’incarne dans l’organisation de notre société. Il s’inscrit dans la répartition de l’espace urbain (gentrification…), des métiers, etc. Il est également institutionnel, c’est à dire que les politiques d’Etat, les frontières, les lois génèrent, impliquent et alimentent le racisme.

Il est important également que ce ne soient pas des « blancs » qui monopolisent le discours sur le racisme. Nous rendons compte ici des analyses de deux femmes et de deux groupes qui ont la particularité de savoir ce que c’est que vivre le racisme postcolonial dans la société française contemporaine.

Ce dossier cherche enfin à laisser de la place aux initiatives pratiques et constructives plus qu’aux seuls actes de protestation, même s’il nous a été difficile d’en rencontrer. N’hésitez pas à nous en faire connaître d’autres.

Guillaume Gamblin