Numéro 381 - juillet 2010


Alternatives en Essonne & Val-de-Marne

Les jardins des Bordes
Les vergers de l’îlot, un jardin associatif en cœur de ville
Protéger les terres fertiles
Solidaires dans la Cité
Du monde à la Maison du monde
Paris-Jardins : habitat coopératif d’hier et d’aujourd’hui
Le Conservatoire national des plantes
L’association « Planète-Lilas »
Sophia : un lycée qui ouvre les portes de l’autonomie
Coopérations Natures Sociétés
L’Ilot vert

entretien

Les paysans garants de la survie de l’humanité (entretien avec Silvia Pérez-Vitoria)

biomasse forestière au Québec

Une fausse nouvelle énergie verte ? (de Frédéric Lacrabère)

musique et politique

Quilapayun, la révolution et les étoiles (entretien avec Luis Hernan Gomez Larenas)

énergies renouvelables

Le photovoltaïque en question (de Jean-Louis Gaby)

festival de films

Resistances

brèves

Bilan financier
nord/sud
agri-bio
décroissance
alternatives
énergie
nucléaire
environnement
femmes
politique
Bidoche
société
éducation
santé
AlterTour
agenda
annonces
courrier
livres

éditorial

Au sud de l’Ile-de-France…

Le Val-de-Marne (47 communes) et l’Essonne (196 communes) sont deux départements au sud de Paris, avec sensiblement le même nombre d’habitants (1,3 million chacun) mais pas du tout la même densité : le Val-de-Marne qui jouxte Paris, presqu’entièrement urbanisé, a une densité de 5300 habitants au km2 contre seulement 670 pour l’Essonne. Ce dernier département présente au nord, près de Paris, une urbanisation dense qui laisse place plus au sud à d’immenses zones pavillonnaires puis à de grandes plaines céréalières où de charmants villages sont pris d’assaut par les classes supérieures au fur et à mesure que se développe le réseau routier.

Celui-ci comprend de multiples autoroutes et grands axes tous plus saturés les uns que les autres. Le réseau ferré bondé relie, lui, des banlieues populaires aux immeubles de grande hauteur.
Dans ce contexte, où sont les alternatives ? Force est de constater que nous avons surtout rencontré des associations de militants(1). Les alternatives sont limitées aux magasins d’aliments biologiques, d’habitat sain ou de commerce équitable, magasins que l’on peut retrouver un peu partout.
Les initiatives que nous présentons ci-après ont presque toutes en commun de bénéficier de financements publics. Si cela nous a interpellé, nous avons constaté sur le terrain qu’il n’y avait pas de lien direct avec les types de pratiques : on peut être fortement subventionné et se lancer dans des expérimentations radicales… comme on peut être autonome financièrement et être parfaitement dans le moule du système. C’est pourquoi, comme nous le faisons habituellement, nous avons choisi des expériences concrètes sans tenir compte des liens avec les institutions. Ces pratiques sont à découvrir dans les pages qui suivent.

Michel Bernard

(1) Selon une définition anglo-saxonne, les alternatifs sont des personnes qui ont une activité professionnelle dans un secteur en décalage avec le système dominant. Les militants agissent aussi en décalage avec le système dominant, mais conservent une activité professionnelle dans celui-ci. Ce n’est pas le même niveau d’engagement.