Numéro 375 - janvier 2010


Alternatives en Gard & Lozère

Beau comme un bocage
Carapa, une oasis dans les Cévennes
Kokopelli, l’indocile
Christophe Beau et la philosophie du vin
Bois 2 Mains, hier, aujourd’hui et demain
Nature & Progrès
Les colonies du Merlet
Sur la route des cabanes
Espéranto-infos
La Garance voyageuse
Fruits oubliés

grippe A et société civile

L’avènement d’un troisième pouvoir fort (de Olivier Clerc)

non-violence et politique

Changer de système, pas de gouvernement (entretien avec Rajagopal)

Claude Levi-Strauss

Leçons de sagesse, leçon d’imagination (de Marie-Pierre Najman)

du vert dans les oreilles

Les potes de foin (de Goulven Maréchal et Alexis Lis)

après-Copenhague

Comment convaincre de se passer de la voiture ? (de Michel Bernard)

brèves

énergie
nucléaire
habitat
nord/sud
alternatives
climat
environnement
décroissance
ogm
santé
femmes
paix
politique
société
Bidoche
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agenda
courrier
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éditorial

Cévennes, terre de résistances

Terre de contrastes, le Gard en bord de la Méditerranée présente une côte ravagée par les promoteurs (le Grau-du-Roi) puis en se déplaçant vers le nord, on trouve les bords de la Camargue, de grandes plaines avec productions de légumes (avec certains producteurs bios très anciens), et surtout de vignes. En prenant de la hauteur, on trouve d’abord des oliviers, puis dans les Cévennes, on trouve beaucoup de châtaigneraies (souvent abandonnées après guerre) et l� une multitude d’initiatives alternatives des plus diverses favorisées par un prix du foncier peu élevé.
Les Cévennes sont à cheval sur le Gard et la Lozère. Alors que le premier département est assez peuplé (700 000 habitants), la Lozère connaît de grands espaces, les Causses, où la densité de population est très faible. Ce département est l’un des moins peuplés de France (76 000 habitants).
Presque tous les reportages présentés dans ce dossier sont situés dans les Cévennes(1). Cette terre qui a connu la résistance des Protestants et celle des maquis de la deuxième guerre mondiale, accueille aujourd’hui une multitude d’initiatives souvent individuelles. Celles-ci sont éparpillées dans une nature pas toujours en bonne santé du fait d’une érosion importante.
Dans ces montagnes où l’on donne les distances en heures de voiture, on peut quand même s’inquiéter d’une dispersion qui a ses avantages aujourd’hui, mais qui présentera de lourds inconvénients en cas de fin du pétrole. Les dernières lignes de train sont menacées et le vélo devra bénéficier d’une sérieuse assistance pour grimper de tels dénivelés. Restera l’âne de Stevenson(2).

Michel Bernard

1. Avec l’Ariège (n°331), il s’agit sans doute de l’une des plus fortes concentrations de mode de vie alternatif.
2. voir Association sur le chemin de Stevenson, Bureaux des associations, 48220 Pont-de-Montvert,
tél. : 04 66 45 86 31, www.chemin-stevenson.org.