Numéro 368 - mai 2009


A la recherche de l’écologie radicale

La petite musique de l’écologie radicale… (de Guillaume Gamblin)
Du vert, du rouge, du noir… et beaucoup de débats ! (de Luc Semal & Bruno Villalba)
Les écologistes sont des animaux comme les autres… (de Mimmo Pucciarelli)
Les diverses facettes de lécologie radicale (de Guillaume Gamblin)

alternative à Paris

Un lieu à vivre : L’Entrepôt (de Coco)

Alter Tour 2009

Peut-on guérir du dopage financier, sans risque de rechute ? (de Dominique Béroule)

politique

Vote électronique, la fin du citoyen (de Perline & Thierry Noisette)

Israël

Les anarchistes contre le mur (entretien avec Guy Davidi)

des roues et des rouets

Une marche pour la reconstruction (de Pablo, Tchandra, Julien)

Enercoop

De la distribution à la production d’électricité (de Michael Hérinx)

carnet de Sébastien Valette

La ferme du Collet

Brèves

politique
société
alternatives
agri-bio
santé
éducation
paix
nucléaire
énergie
nord/sud
femmes
environnement
décroissance
habitat
annonces
agenda
courrier
livres

Éditorial

Notre mode de vie est négociable

Nous vivons une époque formidable. En l’espace de trente ans, tout le monde, sans exception, est devenu écologiste. Mais… de quelle écologie s’agit-il ? De celle qui permet aux enseignes de la grande distribution de redorer leur blason en vendant quelques produits biologiques en marge ? De celle qui anime les chargés de développement durable au sein du service de communication des agences de publicité ? De celle que mettent en place les gouvernements afin de relancer la croissance verte ? Ou encore du petit geste quotidien qui, aussi nécessaire soit-il, n’est pas suffisant s’il n’est pas relié à une démarche collective plus sociale et politique ?
Alors que l’écologie se mue en simple réflexe de survie — pour les entreprises, de leur image ; pour les éco-citoyens, de leur bonne conscience… —, c’est une autre approche plus radicale de l’écologie qu’il nous semble nécessaire de mettre en avant. « Radicale », c’est à dire qui analyse les problèmes et les traite à la racine, avec leurs causes profondes : sociales, politiques, culturelles, voire spirituelles. Rien ne sera résolu de la crise écologique extrêmement grave qui touche la planète, sans « un changement social profond »1. La radicalité ici a valeur d’honnêteté : promouvoir les agrocarburants ou sortir de la civilisation automobile pour relocaliser l’économie ? Trier ses déchets ou repenser les besoins, la production et la distribution à la source ?
C’est dans cette optique que Silence interroge la dynamique actuelle de celles et ceux qui se réclament aujourd’hui de l’écologie radicale. Qui sont-ils ? De quelle manière agissent-ils et s’organisent-ils collectivement pour faire avancer leurs idées et leurs pratiques ? Comment s’impliquent-ils sur le terrain politique, social ? Quelles sont leurs différences et leurs convergences, et que peut-on espérer enfin face à la crise écologique actuelle ? Autant de questions que pose ce dossier.

Guillaume Gamblin

1. Murray Bookchin, Qu’est-ce que l’écologie sociale ?, Ateliers de création libertaire, 2007