Numéro 356 - avril 2008


Comment les armées détruisent la planète

Comment les armées détruisent la planète

Eurosatory, mortelle indifférence (de Michel Bernard)
L’armée, combien de planètes ? (de Patrice Bouveret)
6 novembre : Journée internationale pour la préservation de l’environnement en temps de guerre
Agir ensemble contre le pouvoir militaire ? (Entretien avec André Bernard et Jean-Marie Muller)
Quelles bases communes entre anarchisme et non-violence ? (Entretien avec André Bernard et Jean-Marie Muller)
S’unir dans l’action s’en perdre son âme (de Michel Nodet)
Différences de méthodes (de Thérèse Mercy)

Énergies

Marche pour un futur sans nucléaire (entretien avec André Larivière)

Alternatives

Un bar autogéré : De l’Autre CôTé du PonT (d’Esteban)

Ddécroissance

Cultivons le désir de créer (de Jonvon Nias)

Inde du sud

Voyage en biodynamie, entre traditions et devenir (de Marie-Joëlle Pouillon)

Brèves

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Éditorial

Paris, capitale mondiale de la guerre

S !lence offre aujourd’hui à ses lecteurs et ses lectrices une révélation exclusive : la guerre tue. C’est ce que n’ont pas dû comprendre les organisateurs du Salon international de l’armement Eurosatory, qui va se dérouler Paris du 16 au 20 juin 2008. Celui-ci accueille tous les deux ans près de 50 000 visiteurs venus de 160 pays pour “détecter les marchés d’avenir” et “lancer sur la scène mondiale les nouveaux produits” qui mutileront les pauvres de demain. Innovation cette année : la “semaine du business” offrant aux visiteurs “les meilleures opportunités pour atteindre et développer de nouveaux marchés”.

Nul doute que nos économistes et politiciens attachés à la relance de la croissance se réjouiront de cette heureuse nouvelle… Mais précisons les choses : par “de nouveaux marchés”, il faut entendre que nous allons “de nouveau marcher” sur des tas de cadavres…

La résistance à l’armement ne date pas d’hier, elle est issue d’une vieille tradition pacifiste et non-violente. Des manifestations de sensibilisation et de blocage ont lieu depuis longtemps, devant le Salon Eurosatory notamment, symbole de toute une logique cynique et militariste à refuser. Mais les forces restent plus que modestes, avec des méthodes d’intervention différentes pas toujours facile à concilier.

S !lence a interrogé des militants de la non-violence et de l’anarchisme : quels sont les points de divergence mais aussi de convergence ? Quelles sont leurs racines historiques, philosophiques ? Comment dépasser les divisions et unir les forces pour dénoncer ce marché de la mort ? En juin 2008, rêvons d’être nombreux réunis autour de cette exigence commune : “Fermons Eurosatory”.

Voici enfin une autre révélation exclusive : la guerre détruit aussi l’environnement. Les études sont encore quasi-inexistantes sur l’empreinte écologique de nos forces militaires. Dans les pages suivantes, on trouvera néanmoins quelques éléments permettant de commencer à nourrir le débat.

Guillaume Gamblin