Numéro 339 - octobre 2006


Handicap et alternatives

dossier réalisé par Michel Bernard

Le Béal, une formidable réussite
La Fondation Saint-Georges
Des personnes extraordinaires

Environnement

Seveso sans fin ? (de René Hamm)

Nucléaire

A sept minutes de la sortie du nucléaire (de Michel Bernard)

Société

Le droit � l’euthanasie judiciaire ? (d’ Abd-El Hafed Benotman)

Pavillons

Espace urbain, transport et environnement (de Jean Sivardière)

Non-violence

L’action non-violente, ça s’apprend ! (de François Vaillant)

Politique

Décroître pour embellir (de Michel Bernard)

Paris

Antipublicité

Les Déboulonneurs (photos de Pierre-Emmanuel Weck)

Santé

Massage Café (Adresses consommateurs)
Prévention contre la téléphonie mobile
Alternative-Santé (Adresses santé)

Brèves

Alternatives
Santé
Environnement
Femmes
Paix
Nucléaire
Energies
Société
Nord-Sud
Politique
Annonces
Courrier
Livres

Editorial

Différences

Dans le monde associatif ou dans celui des tentatives de vie communautaire, il est facile de remarquer qu’il existe souvent une grande homogénéité des groupes, que cela soit au niveau culturel, des âges… C’est qu’instinctivement, nous nous rassemblons par affinités, car c’est sans doute plus facile à vivre.
Mais ce côté agréable, souvent mis en avant par exemple dans les projets d’écovillages, a son côté négatif : de fait, il exclut ce qui est différent. S’il est des différences que l’on peut vouloir éviter (divergence politique), d’autres ne sont pas tolérables.
Le dossier de ce mois en abordant la question des alternatives à l’internement des handicapés mentaux adultes montre que l’on oublie un peu trop rapidement ceux qui ne sont pas comme nous. Ces gens “extra-ordinaires” vivent aujourd’hui le plus souvent en institutions et l’on paie pour les oublier. Les tentatives alternatives sont rares (1).
Le “placement” en institutions est aujourd’hui la règle : c’est vrai pour les handicapés, mais aussi pour les personnes âgées, pour les enfants difficiles, pour les malades, pour les délinquants… Sous prétexte d’efficacité, nous vivons dans une société qui compartimente de plus en plus. Le prix à payer en est
un individualisme forcené qui a comme conséquence la consommation pour tout posséder individuellement, la peur des autres (délires sécuritaires, racisme) et au bout du chemin une effroyable solitude.
Commencer par accepter de vivre avec l’autre, fusse-t-il “l’idiot du village” est peut-être une des voies à suivre pour aller vers une société plus écologique, qui apprend à se renforcer dans sa diversité.

Michel Bernard

(1) Après plus d’un an de recherches, nous n’avons trouvé de telles alternatives
que dans la mouvance anthroposophe.