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Historique

Avant S!lence

En mai 1981, la gauche arrive au pouvoir et trahit ses promesses notamment en laissant se construire Superphénix à Creys-Malville (Isère). Les comités Malville organisent une marche vers Paris à Pâques 1982. Au cours de cette marche, une discussion s’engage entre Michel Bernard, Philippe Brochet, Pascal Blain, Manoelle Géniquet et Géraldine Satre pour la réalisation d’une revue écologiste, régionale.

 

N°0

En 1981, La Gueule ouverte hebdomadaire écolo, au ton parfois agressif, s’est arrêtée.
Par opposition, il est choisi comme titre Silence, aussi par référence à la BD du même nom réalisée par Didier Comès. Un numéro zéro est édité en mai 1982.

 

N°­­1

Le n°1 sort le 4 octobre 1982 avec un dossier sur la biomasse. Le numéro fait vingt pages. Il est tiré à 700 exemplaires. L’imprimerie est une coopérative locale où travaillent entre autres Pierre Diviani, notre imprimeur actuel, et Mimmo Pucciarelli, qui sera ensuite un temps donné notre directeur de publication. Le numéro est entièrement réalisé à la machine à écrire par des bénévoles : les ordinateurs n’existent pas encore. En février 1983, un lycéen rejoint l’équipe : Xavier Sérédine ; en septembre, arrive Jacques Caclin.

 

N°23-24

Partout, en Europe, d’immenses manifestations dénoncent le déploiement de nouveaux missiles nucléaires américains et russes… En France, un rassemblement est organisé au Larzac en juillet 1983. Un jeûne, qui durera 40 jours, se déroule dans plusieurs pays pour demander le “gel de l’armement nucléaire”. Le sujet est tabou en France. La revue, déficitaire après une année de fonctionnement, décide de faire “un coup” ­­­en tirant un numéro à 5000 exemplaires et en l’envoyant à toutes les adresses collectées alors pour annoncer le rassemblement et le jeûne.
Cela sauve la revue.

 

N°40-41

Les TCL, sociétés des transports en commun à Lyon, mènent une campagne anti-fraude.
Silence consacre un dossier à la gratuité des transports collectifs. La couverture est dessinée par Michel Balme… qui est aussi le dessinateur des TCL ! Cela nous vaut notre première demande de droit de réponse.

 

N°72

Au printemps 1985, quatre ans avant la chute du mur de Berlin, la guerre froide entre Europe de l’Est et de l’Ouest est à son maximum. Nous sommes contactés pour un dossier sur les mouvements dissidents à l’Est, dossier qui prédit l’effondrement du bloc de l’Est. Dubitatifs au début, nous décidons finalement de le publier. Les analyses qui y sont présentées s’avèreront tout à fait fondées.

 

N°79

Les bénévoles ont du mal à tenir le rythme de publication tous les quinze jours. En août 1985, après 78 numéros, c’est la crise. La parution cesse pour neuf mois. Après débats, la revue devient mensuelle et n’a plus de limites géographiques. Un premier ordinateur est acheté, une première personne est embauchée: Michel Jarru. Michel Bernard devient président d’une nouvelle association Silence et reste directeur de publication. La revue reprend son envol en mai 1986, avec un tirage de 2000 exemplaires.

 

N°100

Le numéro cent est atteint en janvier 1988. La revue compte alors 28 pages, les photos sont quasi-inexistantes, la maquette très sommaire. En 1989, la coopérative qui imprime Silence s’arrête. Silence reste avec Pierre Diviani qui a créé son entreprise Atelier 26 à Loriol (Drôme). Michel Bernard devenant salarié, Dominique Zanda, présent depuis plusieurs années, devient directeur de publication début 1990.

 

N°138

­Début 1991, les pays “alliés” attaquent pour la première fois l’Irak. La France est aux côtés des Etats-Unis. Silence décide d’appeler à la désertion. Comment faire légalement ? Nous reprenons une ancienne manière utilisée par une revue britannique en mettant en première page un extrait de texte de loi… mais en grossissant les mots de telle manière que la lecture de loin en change le sens.

 

N°145

En 1993, la Maison de l’écologie devient trop petite et les trois plus grosses associations présentes (Les Européens contre Superphénix qui deviendront en 1997, le Réseau Sortir du nucléaire, le salon Primevère et Silence) lancent une souscription pour acheter de nouveaux locaux. Ces associations déménagent au printemps 1995, au 9, rue Dumenge, à 300 mètres de la Maison de l’écologie.

 

N°164

Début 1993 paraît en français la traduction, par Jacques Grinevald, du livre La décroissance de Nicholas Georgescu-Roegen. Nous en publions la préface. A ce moment-là, ce dossier passe inaperçu.

 

N°195

En septembre 1995, alors qu’un moratoire est observé au niveau international, la France reprend ses essais nucléaires à Moruroa. En lien avec d’autres associations, nous publions un numéro supplémentaire en milieu de mois pour protester contre ces essais. C’est le même mois qu’apparaît pour la première fois la rubrique le Mois de Lasserpe avec un dessinateur (légèrement) rémunéré.

 

N°218

En mai 1997, sort un numéro “Alternatives en Alsace”. L’idée de travailler par région nous est venue en constatant que faire des dossiers par thème nous oblige à parcourir un grand nombre de kilomètres. Pour diminuer notre “empreinte écologique”, nous pensons à travailler sur un espace plus restreint. Il faudra attendre le n°259-260 pour que sorte le deuxième numéro régional sur la Bretagne. Le rythme va ensuite devenir régulier.

 

N°231

Madeleine Nutchey, très active dans la revue, fait de nombreux articles, participe à des conférences et réalise même la couverture du 231. Elle devient directrice de publication.

 

N°236

En 1998, en Grande-Bretagne, un procès oppose des militants à McDonald’s. Le débat sur la “malbouffe” y devient très vif… Le procès sera le plus long de la justice britannique. Ce procès n’est pas médiatisé en France. Nous décidons de faire un dossier sur McDonald’s, puis nous en extrayons  un tract qui va se diffuser partout et connaître la célébrité lors du démontage du McDo de Millau pendant l’été 1999. Il se diffusera à plus de 150 000 exemplaires. Cela aura une heureuse conséquence pour Silence : l’arrivée d’un lectorat plus jeune et plus nombreux.

 

N°263

Depuis les années 70, se développe le commerce équitable, initialement avec Artisans du monde.  A la fin des années 90, d’autres initiatives se développent dont celle de Max Havelaar qui mise sur la grande distribution. Le commerce équitable peut-il passer par ce type de magasins ? Dans le numéro 263, nous lançons un long débat sur le rôle du commerce équitable. Le débat va être vif pendant de longs mois, et a provoqué depuis la sortie de nombreux ouvrages et la diversification des pratiques dans un milieu qui se cherche toujours.

 

N°278-279

Dans le numéro 278-279, pour nos vingt ans, nous publions un poster sur lequel nous indiquons les noms de tous ceux qui nous ont aidé bénévolement depuis le début de la revue… soit plus de 1000 personnes !

 

N°280

Un colloque est organisé à l’Unesco, à Paris, sur l’Après-développement par des groupes proches de la revue. Nous sommes en plein boum du “développement durable”. Neuf ans après, nous refaisons un dossier sur la décroissance. Ce numéro provoque un vaste débat. Le débat débouche l’année suivante sur un colloque à Lyon et la publication du livre Objectif décroissance. De très nombreux dossiers sur la décroissance seront ensuite publiés.

 

­N°289

Plus de 400 personnes ont participé aux rencontres des 20 ans de Silence en juillet 2002, l’occasion de les interroger sur ce que peut être un monde écolo. Résultat dans ce numéro 289. Une association des Ami-e-s de Silence se met en place pour renouveler chaque année des rencontres dans le même esprit d’ouverture et d’autonomie.

 

N°343

Madeleine Nutchey, fin 2006, laisse la place de directeur de publication à Mimmo Pucciarelli. En 2007, la revue est réalisée par une vingtaine de bénévoles et compte cinq salariés (représentant environ trois plein-temps). ­Les numéros sont tirés à 8500 exemplaires, pour près de 5000 abonnés.

 

N° 358

Alors que ce numéro "Vivre en habitat écologique collectif" est apprécié et rapidement épuisé, l'association doit faire face à une baisse notable des abonnements et une perte considérable de sa trésorerie. Des solutions drastiques de fonctionnement et de gestion sont adoptées. L'équipe salariée change, seuls Guillaume Gamblin, embauché en 2006 et Michel Bernard de la rédaction restent. Béatrice Blondeau est embauchée en tant que gestionnaire, elle s'occupe également de la diffusion et des partenariats, elle est rapidement rejointe par Claire Grenet qui va prendre en charge la gestion des abonnements et de l'expédition. Damien Bouveret, maquettiste, fait également son entrée. Les membres du conseil d'administration changent également en grande partie. Jean-Pierre Lepri devient directeur de publication. En parallèle, un appel à nos lecteurs-trices est lancé, leur solidarité nous aide grandement à passer ce cap. 2008 une année difficile mais porteuse de renouveau.

 

N°363

S!lence consacre un dossier au téléphone (insup)portable.

 

N° 365

Nous y présentons des initiatives autour de la transition nées en Grande- Bretagne en 2005 de la rencontre de quelques passionnés de décroissance et de permaculture.

Un an plus tard nous co-éditons les éditions EcoSociété, le Manuel de Transition, de la dépendance au pétrole à la résilience locale de Rob Hopkins, publié pour la première fois en français. Paru à l'automne 2010, le Manuel rencontre un vif succès et surtout a permis le lancement d'une centaine d'initiatives et de groupes autour de la transition en France, Suisse et Belgique. Il accompagne ainsi la création d'un véritable mouvement social sur le sujet.

 

N°379

S!lence a réalisé et diffusé le journal (8 pages) de l’exposition "Vers une cité végétale" de l'urbaniste Luc Schuiten. Montrée pour la première fois en France à Lyon, au printemps 2010, elle propose la vision d'un futur durable, incluant une nouvelle relation à l'environnement. Cette exposition a duré 3 mois et réuni plus de 20 000 visiteurs. Ce journal de l'exposition a également fait l'objet d'un supplément dans le n° 379.

 

11 mars 2011 : Catastrophe nucléaire de Fukushima

La tribune de Michel Bernard : "Je suis en colère"

Conformément à notre vocation de média indépendant, nous vous donnons une chronologie des évènements destinée à éclairer la compréhension de la catastrophe nucléaire qui se déroule au Japon depuis le 11 mars 2011.


N°382

Notre dossier est consacré à l'éducation lente. Nous continuons d'explorer cette thématique en co-éditant en août 2011 avec Chronique Sociale l'ouvrage de Joan Domenech, Eloge de l'éduction lente, traduit pour la 1ère fois en français.

 

N°393

Marie-Pierre Najman, très active dans la revue, devient directrice de publication.

 

N°400

En 2012, nous fêtons notre n°400 et nos 30 ans !

Cela fait de Silence la plus ancienne revue écologiste en France. Sa liberté de ton et ses prises de position ont grandement contribué à sa pérennité.

Le n°400 fait un inventaire en 600 dates, vivant et dynamique, des campagnes militantes, lectures, films, chansons et alternatives concrètes qui ont joué un rôle dans la construction  d'une réflexion écologiste et d'un nouvel imaginaire collectif. Il paraît également sous forme de livre en collaboration avec les éditions du Passager clandestin.

 

N°413 Résister aux grands projets inutiles

A travers ce dossier, Silence entend donner un aperçu de l'ampleur des grands projets inutiles imposés (GPII) et aussi partager un peu d'expérience en matière de lutte à la fois contre ces GPII et pour un mode de vie écologique.
La carte des GPII proposée est reprise par Rue 89 en format interactif.
Le numéro connaît un grand succès et est épuisé au bout d'un mois !

 

N°415 Nouvelle maquette

Silence fait peau neuve et inaugure une nouvelle maquette : claire, intuitive, ludique et faisant davantage la part belle aux illustrations.


N°417 Transition et engagements politiques

Nous co-éditons avec Ecosociété le livre Un écologisme apolitique ? Débat autour de la Transition. Ce livre poursuit le débat et propose une critique constructive de la Transition, en appellant le mouvement à identifier clairement ses "adversaires" politiques, sans perdre de vue qu'il faut lutter pour qu'adviennent les changements souhaités.

C'est pour nous l'occasion d'enquêter auprès de certains groupes de transition et de décroissants ou d'observateurs extérieurs, enquête qui constitue le dossier du n°417.


N°420 Quand jardiner soigne

N°421 Amours libres

Deux numéros qui cartonnent !

 

N°424

Monique Douillet, bénévole de longue date et depuis un an au comité de rédaction de la revue, devient directrice de publication.


7 janvier 2015 : attentat contre Charlie Hebdo

Silence signe cette tribune commune à plusieurs médias indépendants :
Horreur, amitié, détermination

C’est l’horreur qui nous a saisi, ce matin, quand l’incroyable nouvelle est survenue : un attentat sanglant contre Charlie Hebdo, des hommes armés, douze morts, près de vingt blessés. L’horreur, qui nous abasourdit. Et nous laisse sans mots.

L’amitié, ensuite, pour ceux et celles que nous connaissons et que nous aimons, et pour ceux et celles que nous ne connaissons pas. La douleur pour les morts, la désolation pour les blessés, l’amitié et le désir de réconfort pour leurs proches, leurs amis, leurs enfants. Comment vous dire qu’on est avec vous, avec notre tendresse et notre impuissance ? Mais nous sommes avec vous, de tout notre cœur.

Et puis la détermination. Ce sont des journalistes qu’on a voulu tuer, c’est la presse qu’on a voulu abattre, c’est la liberté qu’on a voulu détruire. Eh bien, nous le disons : nous ne céderons pas. Dans les temps difficiles d’aujourd’hui, et les jours sombres qui se profilent, il est vital que la liberté continue, s’exprime, s’affirme. Nous continuerons notre travail d’information et de témoignage, avec encore plus de détermination et d’énergie que jamais.