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En quoi sommes-nous alternatifs ?

Quelles sont les alternatives que Silence met en œuvre ?


Travail bénévole

- Malgré la complexité de la gestion d'une telle revue, l'essentiel de son contenu reste alimenté par des bénévoles. Ainsi plus de 1000 personnes ont signé un article au cours des 25 premières années ;

- Les bénévoles sont aussi présents dans le conseil d'administration, le comité de rédaction, le comité images, soit une vingtaine de personnes qui "gèrent" la revue ;

- Des bénévoles sont également "pilotes de rubriques" (une vingtaine) : il s'agit de personnes militant dans tel ou tel domaine, qui relisent les articles concernant ce domaine, les corrigent, les complètent et proposent d'autres pistes.

- Les bénévoles assurent l'expédition de la revue une fois par mois, soit une trentaine de personnes qui se relaient pendant deux jours ;

- Les bénévoles sont aussi présents dans toute la France pour faire la promotion de la revue. Certains sont constitués en relais locaux. Près de 200 personnes aident ainsi la revue ;

- Après les rencontres organisées par la revue en 2002 au Larzac pour fêter ses 20 ans, est née l'association des Ami-e-s de S!lence qui organise chaque année des rencontres d'été entre lecteurs et lectrices. Elles rassemblent environ 400 personnes ;

Travail salarié

- Le temps de travail salarié est à temps partiel limité à 27h30 (au départ 70 % des 39 h obligatoires). C'est le cas de trois des salarié-e-s, le quatrième travaillant 24h par semaine.

- Le taux de rémunération horaire est égal pour tout le monde, sans distinction en fonction des tâches ou de l'ancienneté. Nous n'avons tous qu'une seule vie donc une heure = une heure. Ce taux de rémunération assure un salaire un peu supérieur au SMIC 35 h pour une personne qui fait 27h30 ;

- Les postes de salariés sont définis de manière à ce que chacun dispose d'une grande autonomie de travail. Les salariés se réunissent entre eux chaque semaine pour résoudre les problèmes quotidiens ;

- Les tâches d'entretien sont réparties entre tous, de même que les permanences téléphoniques ou l'ouverture du courrier.

 

Locaux

- Il y a une propriété collective des locaux sous forme d'une SCI dont les parts sont détenues par environ 120 personnes et une dizaine d'associations, présentes ou non dans le local ;

- Les statuts de la SCI prévoient une minorité de blocage à 30 %. Comme les associations détiennent plus de 30% des parts, tant qu'elles s'entendent entre elles, rien ne peut être fait contre leur avis ;

- Le partage des locaux entre plusieurs associations (une dizaine) se fait par le biais d'une fédération : la fédération des Ateliers ;

- Un bail d'usage régit la relation entre le propriétaire (SCI) et le locataire (la Fédération) : cette forme de bail signifie que le locataire paie toutes les charges du local, y compris ce qui est pris habituellement en charge par le propriétaire, mais en échange, il ne paie pas de loyers. Ainsi, le locataire paie le juste prix et la SCI ne fait aucun bénéfice ;

- La cotisation est pondérée au sein de la Fédération : chaque association dispose d'une voix au conseil d'administration quelle que soit son importance ; la cotisation versée par chacune des associations est librement déterminée en fonction des ressources de chacune.

- Mise en commun de moyens : photocopieuse, salle de réunion, réseau informatique...

- Restauration du local en habitat sain. Le local occupé par Silence s'est agrandi, au début des années 2000, par l'achat d'un appartement mitoyen. La rénovation des locaux a alors entièrement été faite en utilisant des matériaux sains, avec l'aide d'un architecte ;

- L'électricité du local est assurée par Enercoop, distributeur qui garantit une origine uniquement à partir d'énergies renouvelables ;

- Des prises avec interrupteurs ont été placées pour éviter les veilles inutiles. Les lampes sont basse-consommation ;

- Il y a un tri des déchets selon les poubelles mises en place par la ville, une réutilisation du papier pour le brouillon. Les enveloppes de grand format sont données aux Ateliers de création libertaire (ACL) qui les recycle pour envoyer ses livres.

 

Réalisation de la revue

- Depuis le début, la revue est imprimée sur papier recyclé ;

- L'imprimeur adhère à la charte Imprim'Vert qui indique entre autres qu'il fait une collecte sélective de ses déchets et retraite les solvants utilisés en offset. Les encres végétales ne sont pas utilisées pour le moment, du fait de leur fragilité dans la durée ;

- Le tirage de Silence est adapté aux ventes (refus d'être en kiosque, source d'un énorme gaspillage). Tous les numéros arrivent ainsi à être épuisés un jour ;

- L'expédition est assurée par la pose d'une bande en papier autour de la revue avec une étiquette qui tient la bande, évitant ainsi les habituels films plastique ;

- Le choix de l'imprimeur s'est également fait en raison de son engagement militant. Silence travaille avec la même personne depuis le début. Très longtemps à son compte, cet imprimeur a désormais rejoint une structure plus importante mais toujours attachée à la préservation de l'environnement.

- Le matériel de bureau est acheté à EcoBuro, en choisissant le plus durable possible ;

- Il est essayé de ralentir au maximum l'évolution du matériel informatique (nous sommes malgré tout obligés de suivre avec quelques années de décalage car ensuite se posent des problèmes de compatibilité) ;

- Les repas servis lors du pliage de la revue proviennent d'un restaurant bio et végétarien, mention Nature et Progrès ;

- Il n'y a pas de copyright sur le contenu de la revue : l'information est libre de reproduction tant que sont citées les sources, ce n'est pas une marchandise ;

- Certains usages informatiques utilisent des logiciels libres, mais la complexité ou les imperfections de ceux-ci en limitent encore la généralisation.
Afin de gérer les abonnements, les dépôts et l'expédition de la revue, une base de données propre à Silence a été créée. Ce logiciel, une fois totalement achevé, sera libre et pourra être utilisé par les structures le souhaitant.

- La documentation abondante de la revue est donnée avec deux ans de décalage au Centre de documentation sur les alternatives sociales (Cedrats). Plusieurs milliers de livres et de revues sont ainsi rendues consultables ;

- L'argent de la revue est géré sur un compte de la Nef, société financière alternative. Lorsque nous avons des avances de trésorerie, l'argent est placé sur des comptes indépendants de la bourse et de la spéculation financière ;

- Les ressources de la revue proviennent à 90 % des ventes. La revue n'a aucune subvention et ne passe presque pas de publicité (les seules publicités sont des échanges) ;

- Lors des déplacements, le logement se fait le plus souvent chez des lecteurs-lectrices ou par des réseaux d'hébergement solidaire.

 

Et en quoi nous ne sommes pas alternatifs ?

- En 2016, la parité hommes-femmes penche plutôt côté femmes. L'équipe salariée comprend 1 femme et 3 hommes, le comité de rédaction : 3 femmes et 3 hommes, le comité images : 4 femmes et 2 hommes et le conseil d'administration : 1 homme et 4 femmes.

- Malgré une rénovation des locaux, les vitrines en simple vitrage sont une source importante de gaspillage de chaleur. Nous nous chauffons avec une chaudière individuelle au gaz ;

- La consommation informatique d'une revue est importante et la tendance aux écrans plats est consommatrice d'électricité. Les ordinateurs portables sont peu consommateurs, mais fatigant pour les yeux pour celui qui travaille longtemps ;

- Il y a eu une tentative de mise en place d'un compost dans la cour de l'immeuble, mais une invasion de souris a provoqué l'arrêt de cette pratique. Depuis les déchets organiques ne sont plus recyclés ;

- Pour la réalisation des reportages, la voiture (en location) est encore souvent utilisée ;

- Jusqu'à la mi-2015, les numéros (650 kg par mois en moyenne) étaient acheminés à pied jusqu'au bureau de poste à 300 m, dans des chariots roulants de la Poste, sans usage de véhicules motorisés. La Poste nous impose désormais la collecte par camion directement au local, pour des raisons d'assurance qui n'ont pu faire l'objet d'aucune décharge malgré nos propositions.