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Numéro 432 - mars 2015


 

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Couverture en grand format 


Comment, dans un pays riche, des gens peuvent-ils encore vivre dans la rue ? 
(Entretien avec Jean-Baptiste Eyraud par Michel Bernard)

Quelle place pour l’autogestion et l’écologie face au moule consumériste ? (Entretien avec Pierre Lefèvre par Michel Bernard)

Habitat groupé : et dans la pratique, cela se passe comment ? (Entretien avec des habitants collectées par Michel Bernard pour Silence et par Anne-Françoise Gay pour le Réseau Habitat groupé)

Les habitats groupés en France

Habitat léger : la reconnaissance par la loi n'est pas forcément source de simplification (Bérénice Lemha)

 

Articles

Trémargat, laboratoire d’alternatives et de démocratie participative à ciel ouvert (Marion Guyonvarch) 

Être là, avec Amnesty International (Christophe Dabitch et une quinzaine de dessinateurs) 

Le mouvement Notav, terrain fertile des alternatives ? (Anahita Grisoni et le focus group Notav)

51 Artistes face à l’A51 (Montain Wilderness & Amis de la Terre) 

 

Chroniques

Jouer avec les mots (Michel Scrive)

Il soigne ses bêtes avec des plantes, et elles s’en portent mieux ! (Flora Chauveau - reporterre)

Stagonès, réinventer le vivre-ensemble en Grèce (Chloé Deleforge et Olivier Mitsieno)

Début de la fin des centrales nucléaires ? (Monique Douillet)

Une arme terroriste ! (Dominique Lalanne)

Une guerre pour Charlie (Mathieu Lopes - Survie)


Brèves 

Alternatives • Vélo(rution) • Climat • Environnement • Nucléaire • Énergies • Politique • Santé • Femmes, hommes, etc. • Paix • Nord/Sud • Annonces • Agenda • Courrier • Livres


Éditorial

A toute ALUR


"Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée" 

Victor Hugo


Cécile Duflot a profité de son passage au ministère du Logement et de l'Egalité du territoire, de 2012 à 2014, pour faire adopter la loi ALUR (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové). Elle avait clairement pour ambition de favoriser le plafonnement des loyers et de donner un cadre légal aux expériences alternatives concernant l'habitat et le foncier, tant sur le plan locatif que de l'accession à la propriété. 

Mais le jeu législatif fait qu'entre l'idée généreuse et la pratique, il peut y avoir de grands écarts. En introduisant des amendements tout au long du parcours d'adoption de la loi, le Sénat et le Parlement ont limité la portée des innovations. Et sa mise en application, qui passe par la promulgation de décrets, l’a encore amputée de plusieurs initiatives. 

Alors que reste-t-il à l'arrivée ? 

Nous avons interrogé différentes personnes et groupes concernés par cette nouvelle loi. Notre première surprise a été de constater que, pour agir dans ce domaine, les personnes, habitants, militants ou professionnels, doivent faire face à une réglementation de plus en plus complexe. 

Comme dans bien d'autres domaines, il faut se heurter à des lobbys financiers puissants, et rien n'est définitivement acquis. Les non-dits sont nombreux et c'est encore une fois le rapport de force qui oriente les décrets, encore en cours de rédaction pour certains, dans un sens ou dans l'autre. 

Il est peu probable que demain, plus personne ne dorme dans la rue ou dans un logement insalubre. L'action, la désobéissance resteront donc à l'ordre du jour… Jusqu'à une nouvelle loi ? Jusqu'à la fin des inégalités sociales ?

 

Michel Bernard