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463

Numéro 463 - Janvier 2018 / Parution le 14 décembre

Alternatives dans l’Hérault

Mais aussi : Agroécologie paysanne et langues locales / Guyane : mourir d'empoisonnement sur une montagne d'or ? / Pénurie de recrues dans le nucléaire / Le handicap dans les lieux alternatifs : retour d’expérience au Bouquin qui bulle / Nucléaire : Les ravages de l’uranium kazakh / L'île de Sein pourra-t-elle se passer d'EDF ? / Les graines du monde…  [en savoir plus…]

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Numéro 352 - Décembre 2007


Numéro épuisé : téléchargement en PDF ici.

 

Sortir de l’industrialisme

Comment sortir de l’industrialisme ? (de Jean Monestier)
Pourquoi critiquer les techniques ? (de Deun)
Des techniques industrielles aux techniques conviviales (de Deun)
La société industrielle est notre aliénation (de Theodore John Kaczynski)
Gandhi: de la production de masse à la production par les masses (de Guillaume Gamblin)


 

Grenelle de l’environnement

Des promesses pour plus tard... ou pour jamais (de Michel Bernard)

Sauver la planète pour sauver le capital ? (d’Alexandre Khadavali)

Inspections citoyennes

Un festival “missile mi-raisin” (de Christophe Goby et Guillaume Gamblin)

Culture

Le ministère des affaires populaires (de Christophe Goby)

 

 

Brèves

alternatives
climat
environnement
nucléaire
énergies
ogm
santé
hommes-femmes
décroissance
nord-sud
paix
politique
société
annonces
courrier
livres

 

 

Éditorial

Pris dans l’engrenage ?

Nous vivrions dans une société “post-industrielle”. Une société de l’information et des services, qui baserait sa croissance économique sur des éléments immatériels au détriment de la part matérielle (matières premières et machines). Une économie qui axe sa plus-value sur la phase de conception des nouveaux produits et sur leur commerce.

Si l’on y regarde d’un peu plus près, l’étape intermédiaire de fabrication existe toujours : la part des ouvriers dans la population active en France est tout de même de 24,6% auxquels il faut ajouter ceux
“externalisés” par nos empires néo-coloniaux notamment pour fournir les précieuses matières premières.

Au fur et à mesure que cette économie prétendument “immatérielle” augmente et s’universalise, la pression sur les ressources naturelles et les impacts écologiques globaux de nos activités n’ont cessé de s’accroître. Nous vivons donc bien dans une société industrielle et dans une économie matérielle ; nous avons simplement masqué cet industrialisme sur lequel repose notre société.

Dans le même genre, des démarches dites d’“écologie industrielle” prétendent optimiser l’activité de groupes d’entreprises, de filières, de régions voire du système industriel dans son ensemble et favoriser la transition vers un système plus viable, en s’inspirant du fonctionnement quasi-cyclique des écosystèmes naturels (1). Cette démarche ne remet pas en cause le paradigme industriel dominant: elle ne vient que le renforcer en l’améliorant. C’est pourtant ce paradigme lui-même (production mécanique et de masse), qui s’est étendu peu à peu à tous les domaines (agricole,
culturel, et même humain), qui est à remettre en cause. C’est ce à quoi s’emploie ce dossier en donnant la parole aux défricheurs d’alternatives à taille humaine, conviviales, écologiques, démocratiques et décentralisées pour l’organisation de la production et avec elle,
de l’ensemble des rapports sociaux.

Guillaume Gamblin


(1) Voir Erkman Suren, Vers une écologie industrielle, ECLM, Paris, 2004.Ψ