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Chronologie d'une catastrophe

Juillet 2013

 

1er juillet

  • Japon : selon un pointage du gouvernement, les projets en cours pour des centrales solaires représentent déjà 7400 MW, soit de quoi produire l'équivalent de la production de 2 à 3 réacteurs nucléaires. 21 centrales géothermiques sont également en projet pour un total de 500 MW. Avec 28 000 sources d'eau chaude, le potentiel géothermique est immense dans le pays : il est estimé à au moins 80 000 MW (soit largement plus que ce qu'il faut pour remplacer l'ensemble du parc nucléaire), mais la construction d'installations est coûteuse du fait des contraintes sismiques. 
  • Japon : début de la campagne pour la modération de l'usage de la climatisation, avec l'objectif de baisser de 10 % les pointes de consommation électrique.
  • Japon : officiellement, toutes les victimes du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire du 11 mars 2011 ont été relogées (bien souvent dans de simples mobil-homes), à l'exception d'un groupe de 109 personnes âgées de la commune de Futaba qui logent dans un lycée désaffecté de la banlieue de Tokyo et qui ont refusé de retourner dans leur ancienne commune, préférant leur précarité aux logements proposés.
  • Japon : TEPCO publie les doses enregistrées par les travailleurs intervenant sur le site de la centrale. Au 31 mai, 28 279 personnes dont 24 480 sous-traitants ont reçus des doses dont le maximum reste à 19,4 mSv, juste en-dessous du maximum. 
  • Japon : TEPCO annonce la fin du transfert de l'eau contaminée des réservoirs vers les citernes commencé le 5 avril 2013 suite à la découverte de plusieurs fuites. 
  • Japon : à la centrale d’Oï, KEPCO annonce avoir fini de creuser une tranchée de 70 m de long sur 40 m de profondeur permettant l'étude de la faille passant sous les réacteurs. L'exploitant conclut que la faille n'est pas active… alors que la NRA n'arrive pas à se prononcer sur la question.

 

2 juillet

  • Japon : alors qu'il manque du personnel pour seulement gérer les suites de la catastrophe en cours à Fukushima, TEPCO fait une curieuse demande : celle de pouvoir redémarrer les réacteurs 6 et 7 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, centrale à l'arrêt depuis un séisme précédent, en 2007, qui avait endommagé ces réacteurs, mais sans conséquences graves. TEPCO affirme que ces deux réacteurs ont été rénovés pour être au niveau des nouvelles normes de sûreté, ce qui paraît pour le moins peu vraisemblable. Le gouverneur de la région de Niigata a fait savoir son opposition à cette demande.
  • Belgique : après s'être procuré les rapports d'expertise des réacteurs de Doel 3 et de Tihange 2, deux réacteurs arrêtés pendant un an suite à la découverte de "microfissures", Greenpeace annonce son intention de porter plainte contre l'Etat pour "négligence coupable". Les dossiers indiquent en effet qu'il y a au moins 8000 fissures sur Doel 3, 2000 sur Tihange 2 et que certaines mesurent jusqu'à 2,4 cm de long. 
  • Australie : une étude portant sur 680 000 enfants montre que l'exposition à des scanners a une incidence sur le taux de cancers de ces enfants (+ 24 %) et ceci pour des doses pourtant dix fois moindres que les seuils communément admis. Selon l'étude, le risque de cancer apparaît dès 4,5 mSv par an. A comparer avec la limite d'exposition fixée à 20 mSv/an autour de Fukushima. 

 

3 juillet

  • Japon : TEPCO publie une série de photos montrant des trous dans les canalisations de la station de traitement de l'eau en cours de test. Cette usine n'a jamais réussi à fonctionner et est déjà corrodée. C'est Areva qui a lancé l'idée — fausse — que l'on pouvait "traiter" l'eau pour en retirer la radioactivité. Une pure opération de communication. Cela fait deux ans que cela ne fonctionne pas. 
  • Japon : selon TEPCO, la quantité de radioactivité hors tritium dans les eaux souterraines sous les réacteurs accidentés est passée de 3000 Bq/litre le 29 juin à 4300 Bq/litre aujourd'hui. Pour le tritium on est passé de 430 000 à 510 000 Bq/litre. Preuve que la nappe est maintenant rapidement contaminée. Peut-être parce que les réacteurs en fusion sont descendus jusqu'à ce niveau ou qu'il n'y a plus de barrière entre eux et la nappe d'eau. 
  • Japon : un objet fortement radioactif (3400 microsieverts par heure) a été retrouvé au fond d'une rivière à Naraha, dans la zone interdite des 20 km, le 20 juin dernier. Il mesure 3 cm sur 1,5 cm. Il a été repéré en constatant une forte radioactivité à cet endroit. TEPCO a essayé de comprendre d'où venait cet objet et publie des conclusions peu compréhensibles à ce jour. Il s'agit probablement d'un élément d'un des réacteurs qui est retombé ainsi à plusieurs kilomètres du site. 
  • Monde : l'AIEA, Agence internationale de l'énergie atomique, agence pronucléaire de l'ONU, publie un rapport sur les risques terroristes : pour provoquer un accident grave, il suffit de priver les réacteurs d'alimentation électrique sur une période prolongée. C'est selon l'AIEA assez facile à réaliser… et cela peut donner Fukushima.

 

4 juillet

  • Japon : des chercheurs ont cherché des points chauds dans la ville de Fukushima, non évacuée, à 50 km de la centrale accidentée. Ils ont ainsi trouvé des mousses sur les toits avec des taux de contamination allant jusqu'à 1,78 million de becquerels de césium par kilo. Cela pose une nouvelle fois la question des limites des zones évacuées : des millions de personnes vivent dans un environnement fortement contaminé.
  • Japon : un rat provoque un nouveau court-circuit sur le site. 
  • France : alors que les recours juridiques sont épuisés, un rapport épidémiologique a été publié le 4 juillet 2013 sur la situation en Corse. Réalisé par le groupe Ospedali Galliera, de Gênes, pour la Collectivité territoriale Corse, et portant sur 14 000 dossiers médicaux, il conclut à une augmentation depuis le passage du nuage de Tchernobyl en 1986, des maladies de la thyroïde de 55,33 % chez les femmes et de 78,28 % chez les hommes, de 62 % chez les enfants. Dans le détail, chez les hommes, les modules bénins ont augmenté de 64,5 %, l'hyperthyroïdisme de 103 %, les cancers de la thyroïde de 28 %. L'enquête montre aussi une augmentation significative des leucémies chez les enfants. La présidente de l'Assemblée de Corse, Josette Risterucci, a lancé un appel aux autres régions pour qu'elles fassent la même étude afin de renforcer ici la dénonciation du "mensonge d'Etat" autour de cette question.

 

5 juillet

  • Japon : TEPCO annonce avoir mesuré 900 000 Bq/l de tritium à 6 m de profondeur dans un puits situé à 25 m de la mer. Nouveau record. L'eau de mer dans les bassins proches de la centrale est à 2200 Bq/l. 
  • Japon : TEPCO a organisé une rencontre avec les élus locaux autour de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa pour essayer d'obtenir leur aval pour redémarrer des réacteurs. TEPCO reconnaît qu'il faudra sans doute de nombreuses réunions pour rassurer les élus. 
  • Belgique : le plan de sortie du nucléaire est adopté. Les réacteurs Doel 1 et 2 fermeront en 2015. Celui de Tihange 1 en 2025. Deux centrales au gaz pour 800 MW vont être construites. Le reste de la transition s'appuiera sur la maîtrise de la consommation et le développement des énergies renouvelables. 

 

6 juillet

  • Japon : TEPCO annonce des erreurs dans le suivi des doses reçues par 479 travailleurs. Les doses sont revues à la hausse pour 452 d'entre eux.
  • Monde : des experts belges du centre de recherche nucléaire de Mol, donc pas des militants, ont déclaré aux médias belges être choqués après avoir assisté à une réunion internationale de l'UNSCEAR, organisme des Nations Unies responsable du suivi des conséquences sanitaires des radiations. Selon eux, tout est fait pour minimiser les conséquences de Fukushima, sans tenir compte des connaissances actuelles sur les conséquences de l'exposition à la radioactivité. Selon eux, on remet même en cause des études réalisées sur le site de Tchernobyl. Ils dénoncent notamment le mensonge qui entoure des villes comme Fukushima ou Koriama (300 000 habitants chacune) qui sont fortement contaminées et qui n'ont pas été évacuées. Les données sur les doses reçues par les travailleurs sont lacunaires. L'absence de mesure sur les taux d'iode dans la thyroïde dans le mois qui a suivi l'accident ne permet pas de prévoir les conséquences sur la santé pour le futur. Les experts belges dénoncent le forcing fait par certains représentants de l'UNSCEAR issus directement de l'industrie nucléaire. Les experts belges ont été soutenus dans leurs protestations par les Britanniques et les Australiens. Les experts français, allemands, suédois, chinois, indiens ont été très silencieux, les experts des Etats-Unis, de Russie, de Biélorussie, de Pologne et d'Argentine étant moteurs pour alimenter le négationnisme de l'UNSCEAR.

 

7 juillet

  • Japon : avec l'aide du laboratoire indépendant français de l'ACRO (www.acro/eu.org), un laboratoire indépendant voit le jour à Chikurin-sha. Il a tout de suite de très nombreuses demandes d'analyses. 
  • Japon : 500 femmes ont planté 20 000 tiges de bambous devant la résidence du premier ministre, chaque branche portant un message d'une femme demandant au gouvernement de ne pas autoriser le redémarrage de réacteurs nucléaires.

 

8 juillet

  • Japon : après la publication des nouvelles normes par la NRA, quatre compagnies électriques déposent des dossiers pour demander le redémarrage de dix réacteurs… dont trois avec du MOX, mélange uranium-plutonium plus toxique que le combustible classique. TEPCO n'a pas déposé de dossier pour les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa… ce qui fait que ces réacteurs ne seront pas prioritaires. Sur les dix demandes, le réacteur n°3 d'Ikata est celui qui a le plus de chance d'être autorisé à redémarrer ; il est situé en hauteur et aucune faille ne le concerne. Pour redémarrer, tous les réacteurs vont nécessiter d'importants investissements, mais pour le moment, les compagnies électriques misent toutes sur la poursuite du nucléaire. Il reste à prouver que les réacteurs peuvent répondre aux nouvelles normes, ce qui n'est pas sûr pour bon nombre d'entre elles. Les compagnies espèrent que le gouvernement actuel, pro-nucléaire, abaissera progressivement les exigences, au fur et à mesure que la pression de la population baissera. 
  • Japon : selon une enquête réalisée par l'industrie nucléaire, auprès de 11 gouverneurs et 61 maires concernés par les zones d'évacuation de 30 km autour des réacteurs, seuls 4 maires se sont déclarés favorables à un redémarrage des réacteurs, 30 ont émis des réserves, les autres ont répondu ne pas avoir les moyens de répondre à la question. 
  • Japon : après avoir autorisé le prolongement du fonctionnement des réacteurs d'Oï jusqu'au 13 septembre, la NRA indique qu'elle n'autorisera peut-être pas le redémarrage après maintenance si la compagnie KEPCO ne programme pas les travaux de remise aux normes demandés. 

 

9 juillet 

  • Japon : TEPCO annonce qu'en trois jours, la radioactivité dans la nappe phréatique sous les réacteurs a été multipliée par 90 ! La NRA reconnaît pour la première fois que la radioactivité rejoint la mer par le biais des eaux souterraines. TEPCO avait annoncé la présence de tritium en mer le 6 mars 2013… mais de nombreux experts estiment que les fuites sont plus anciennes.
  • Japon : Masao Yoshida, le directeur de la centrale de Fukushima au moment de l'accident meurt à 58 ans d'un cancer de l'œsophage. Officiellement, cela n'a rien à voir avec l'accident.

 

10 juillet

  • France : selon le Nouvel observateur, les ingénieurs d'EDF seraient en train de réviser le coût prévisible de la mise à niveau des réacteurs français en cas de prolongation de ceux-ci à 40, 50 voire 60 ans. Alors que pendant le débat sur la transition énergétique, Henri Proglio avait annoncé le prix de 45 milliards, certains à EDF font des estimations beaucoup plus élevées : jusqu'à 100 milliards. A 2 milliards par réacteur pour un usage supplémentaire de 20 ans, cela devient d'un intérêt économique douteux. A ce prix là, construire des centrales au gaz ou des éoliennes peut devenir plus intéressant.

 

11 juillet

  • Japon : records de température dans le pays et donc record de recours à la climatisation, mais sans problème d'alimentation électrique alors que seuls les 2 réacteurs d'Oï fonctionnent.
  • Monde : selon le rapport mondial sur l'industrie nucléaire présenté ce jour au Parlement européen par l'expert indépendant Mycle Schneider (voir notre numéro de mars 2013), la production d'électricité d'origine nucléaire est en baisse de 7 % dans le monde en 2012 (après une baisse de 4 % en 2011). L'âge moyen des réacteurs atteint 28 ans. Sur 427 réacteurs en fonctionnement, seuls 17 ont moins de 10 ans. En plus du Japon, 16 pays ont vu reculer leur production (dont la France). Depuis 2006, il s'arrête plus de réacteurs qu'il ne s'en met en route. La part du nucléaire dans la production d'électricité dans le monde est retombée aujourd'hui à son niveau de 1983.

 

12 juillet

  • Japon : le quotidien Asahi révèle que 60 % des fonds alloués à la décontamination en 2012 n'ont pas été attribués. Ce sont les mairies qui mettent en place les opérations de décontamination et qui transmettent au gouvernement les demandes de budgets nécessaires, le gouvernement demandant ensuite à TEPCO de rembourser. C'est le gouvernement qui bloque les projets des 36 communes concernées pour des raisons de complexité administrative… en particulier parce que les communes n'ont pas de solution pour le stockage des déchets radioactifs collectés.
  • Japon : le gouvernement est en train de se rendre compte que respecter les nouvelles règles de sûreté n'est pas compatible avec la survie financière des compagnies électriques. Comme il n'est pas possible de revenir en arrière en ce domaine, le ministre de l'économie indique que le gouvernement pourrait alléger les règles liées au démantèlement. Typiquement une mesure politicienne : après moi le déluge. 
  • Japon : le suivi de la contamination des puits de contrôle est compliqué du fait que les temps de mesure pour certains radioéléments sont particulièrement longs : un mois pour le strontium. Ce produit extrêmement dangereux peut se fixer dans les os et en provoquer un cancer. Selon TEPCO, il serait responsable de 70 % de la contamination en radioactivité bêta lors des prélèvements du 7 juin 2013… sachant que depuis, la contamination des eaux souterraines et de la mer a été multipliée par 100, si la proportion de strontium est la même, c'est catastrophique. 
  • Japon : la compagnie JDC Corp qui, entre décembre 2011 et février 2012, a participé à la décontamination d'une école primaire à Kanabusa, reconnaît avoir rejeté 340 m3 d'eau contaminée dans la rivière Iizaki, après avoir eu le feu vert de l'Agence de l'énergie atomique du Japon. Les autorités locales protestent, niant avoir été informées. La rivière sert en aval à l'irrigation de rizières. 16 millions de becquerels auraient ainsi été rejetés dans la rivière. 
  • Japon : lancement d'un chantier pour la construction du plus grand champ éolien offshore au monde… au large de Fukushima : 143 éoliennes de 7 MW chacune totalisent une puissance de 1000 MW. Elles fonctionneront d'ici 2020. Elles seront ancrées par 200 m de fond et remplaceront l'équivalent d'un réacteur nucléaire. Dans la mesure où une bonne partie du nuage radioactif actuel part en direction de la mer, on peut s'inquiéter des conditions de travail de ceux qui vont installer ces éoliennes.

 

13 juillet

  • Japon : pour TEPCO, la forte hausse de la radioactivité observée dans les puits de contrôle serait due aux fuites qui ont suivi l'accident en avril et mai 2011. Les radioéléments n'auraient ensuite migré vers la mer que très lentement. Il ne s'agirait pas d'une nouvelle forme de pollution. Les experts de la NRA ne sont pas d'accord avec cette explication : la présence de tritium, à vie courte, ne peut s'expliquer ainsi. D'autres experts indépendants estiment que les fluctuations des mesures indiquent plusieurs sources de contamination. 
  • Japon : le gouvernement annonce un budget de 154 millions d'euros pour financer un laboratoire d'études sur la transmutation. La transmutation est une hypothèse qui consisterait à accélérer la désintégration des produits radioactifs, ce qui pour le moment n'a été réussi en laboratoire que sur de très petites quantités, dans des conditions très spéciales… mais cela permet d'entretenir le rêve qu'un jour on pourrait ainsi résoudre la question des déchets nucléaires.
  • Japon : un sondage indique que 49,7 % de sondés sont contre le redémarrage des réacteurs, 41,1 % seraient pour. Ce sondage intervient dans un contexte où les médias relaient les annonces d'un risque de coupure électrique en cas de trop fortes chaleurs. 
  • Japon : deux nouvelles demandes de redémarrage sont déposées (ce qui les porte à 12) : il s'agit des réacteurs 3 et 4 de la centrale de Genkaï, centrale qui est en hauteur et n'est pas sur une faille. 
  • Japon : en lavant une route avec de l'eau sous pression, l'Agence japonaise pour l'énergie atomique annonce avoir réussi à diviser par quatre les émissions radioactives… le temps qu'il pleuve ou que passent des véhicules contaminés. Donc encore une fois, une opération de communication.
  • Chine : après de nombreuses manifestations antinucléaires sur place et à Hong-Kong, le gouvernement cède et annonce l'annulation d'un projet de construction d'une usine de traitement de l'uranium à Heshan (province de Guangdong) dans le sud du pays "afin de respecter la volonté populaire". C'est la première fois qu'une mobilisation contre le nucléaire obtient gain de cause dans ce pays.

 

15 juillet

  • Japon : il y a toujours environ 100 000 personnes qui vivent dans des logements provisoires sur les 300 000 déplacées en mars 2011 (séisme, tsunami, nucléaire). Les reconstructions sont très lentes : détournement des fonds publics, manque de place, manque de main-d'œuvre disponible… 
  • France : 29 militants de Greenpeace réussissent à pénétrer sur le site de la centrale du Tricastin pour réclamer la fermeture du site (3e centrale la plus âgée de France après Fessenheim et Bugey). Une immense banderole de 10 m x 10 m est accrochée sur les bâtiments avec le portrait de François Hollande "Président de la catastrophe ?" EELV a réagi en dénonçant l'incapacité des autorités à empêcher les intrusions et en questionnant sur les conséquences d'une action similaire menée par des terroristes.

 

16 juillet

  • Japon : la NRA indique qu'il est hors de question de revenir sur l'interdiction de relance du réacteur de Tsuruga, situé sur une faille active. De plus, la NRA demande à l'exploitant d'étudier un plan pour vérifier la résistance de la piscine de combustible qui contient actuellement 1700 éléments. 
  • Japon : le quotidien Asahi révèle que TEPCO a passé des accords avec un de ses sous-traitants pour que ce dernier achète des terrains sur la commune de Mutsu où est envisagé un stockage de déchets radioactifs en échange de contrats futurs. Ce sous-traitant est dirigé par un membre de la famille du maire de la commune, maire qui s'est déclaré en faveur de ce centre de stockage. 

 

17 juillet

  • Japon : un poisson pêché dans le port de la centrale présente un taux de contamination de 212 000 bq/kg (212 fois la limite autorisée). Si la pêche est interdite dans un rayon de 2 km de la centrale, cela ne suffit manifestement pas : de très nombreux poissons contrôlés présentent des taux de contamination supérieurs aux limites autorisées. Si les pêcheurs ne s'approchent pas de la centrale, manifestement les poissons eux ne respectent pas les interdictions ! 
  • Japon : TEPCO, dans une réunion avec les élus locaux de Kariwa et de Kashiwazaki, affirme qu'il faut redémarrer des réacteurs… parce que la compagnie a besoin d'argent. 
  • Japon : la NRA a repéré 8 failles sous le surgénérateur de Monju (à l'arrêt quasiment depuis 1995), dont une au moins est active et à moins de 500 m du réacteur. 

 

18 juillet

  • Japon : élection de la chambre haute (le sénat chez nous) le 21 juillet. Le parti libéral démocrate au pouvoir, pronucléaire, n'a pas parlé du nucléaire pendant sa campagne. Son allié, le nouveau Kômeitö, plutôt contre le nucléaire, a fait le silence sur la question. Les autres partis ont tous proposé des sorties du nucléaire plus ou moins rapides. Plusieurs grands médias ont souligné la nullité du débat sur la question énergétique : le quotidien Maïnichi, dans son éditorial, a notamment critiqué le fait qu'aucun parti n'a le courage de dire que sans doute une bonne partie des réacteurs ne redémarreront jamais, que probablement plus aucun réacteur ne sera construit, que la population ne veut plus du nucléaire, que les questions de l'accident de Fukushima, des déchets et du démantèlement ne sont pas résolues… Le quotidien Asahi, également dans son éditorial, demande que l'on arrête les déclarations de bonnes intentions et que l'on annonce des mesures concrètes sur Fukushima, sur la contamination, sur les populations déplacées, sur celles qui vivent en zone contaminée, sur l'aide à apporter à ceux qui continuent à déménager quand ils le peuvent…
  • Japon : selon un sondage, 94 % des Japonais pensent que la situation à la centrale de Fukushima n'est toujours pas maîtrisée, 57 % pensent qu'un nouvel accident de ce type reste possible, 23 % en sont même sûrs si les réacteurs sont remis en route.
  • Japon : TEPCO suspend les travaux de collecte des débris au niveau du réacteur n°3 après détection par des sous-traitants de vapeur d'eau qui s'échappe sans explication du 5e niveau du réacteur. TEPCO n'exclut pas de devoir injecter du bore en cas de reprise de criticité localement, tout en pensant que c'est peut-être de l'eau de pluie qui d'évapore au contact de zones chaudes. La vapeur s'arrête le lendemain matin, sans plus d'explication.

 

19 juillet

  • Japon : TEPCO annonce que 1973 travailleurs dont 976 de ses propres salariés, sur 19 592 examinés, ont dépassé 100 mSv au niveau de la thyroïde et ont donc droit à un suivi médical gratuit de la thyroïde par échographie, car ce niveau de dose peut impliquer l'apparition d'un cancer… C'est dix fois plus que lors du dernier rapport transmis à l'OMS, il y a un an.
  • Japon : alors qu'il n'y avait eu que 130 départ à la retraite chez les cadres de TEPCO en 2010, il y a eu 700 départs en 2012. Pour freiner cette fuite légale, TEPCO, qui avait baissé les salaires de 30 % après la catastrophe, annonce la mise en place d'une prime pour 5000 cadres qui accepteraient de repousser leur départ à la retraite. 

 

20 juillet

  • Etats-Unis : la centrale de San Onofre (Californie) a été arrêtée définitivement au début de l'année suite à la découverte de fuite dans les échangeurs de vapeur. Résultat de l'enquête menée depuis : les échangeurs qui avaient moins d'un an, se sont usés très vite du fait d'une erreur de modélisation lors de leur conception par Mitsubishi, le fabricant japonais. La compagnie électrique demande à la firme japonaise de payer le manque à gagner. Mitsubishi, associé à Areva, sont les firmes retenues pour la construction de réacteurs éventuels en Turquie.

 

21 juillet

  • Japon : une étude sur la contamination des placentas a été réalisé entre octobre 2011 et août 2012, à partir de 5 femmes enceintes vivant à moins de 50 km de la centrale de Fukushima et cinq autres vivant entre 210 et 250 km de la centrale. Tous les placentas sont contaminés au césium (de 0,1 à 1,7 bq/kg). Pour les auteurs, cela reste à un niveau inférieur aux mesures faites au moment des essais nucléaires atmosphériques dans les années 60 au Japon et au Canada, et inférieur aux mesures faites en Italie après le passage du nuage de Tchernobyl. 
  • Japon : élections de la chambre haute. Baisse de la participation (de 58 % en 2010 à 52,6 %). La coalition au pouvoir gagne la majorité absolue… ce qui lui laisse trois ans pour mener sa politique sans obstacle. Le parti démocratique, au pouvoir au moment de l'accident, est encore en recul. Le parti communiste, clairement antinucléaire, progresse légèrement (de 6 à 11 sièges) ; l'acteur Taro Yamamoto, devenu leader antinucléaire, a été élu hors parti. 

 

22 juillet

  • Japon : au lendemain des élections, pour la première fois, TEPCO reconnaît que la centrale fuit en mer et qu'elle en avait la certitude depuis janvier dernier. Les organisations de pêcheurs sont furieuses.

 

23 juillet

  • Japon : interrogés par le quotidien Maïnichi, seuls 15 % des nouveaux élus de la chambre haute disent soutenir l'énergie nucléaire, 46 % disent que le nucléaire doit être aboli dans l'avenir, les autres ne se prononcent pas. Au sein du Parti libéral démocrate au pouvoir, seuls 25 % des élus pensent que le Japon a besoin du nucléaire. 32 % des élus se prononcent pour l'exportation de la technologie nucléaire, 37 % contre. 64 % se prononcent contre l'idée d'avoir un jour l'arme nucléaire contre 28 % qui ne veulent pas éliminer cette hypothèse en fonction du contexte international (en hausse de 10 % par rapport à 2010). Le quotidien conclut dans son éditorial que le résultat des élections n'est en rien un feu vert en faveur du nucléaire.
  • Japon : après une averse, la vapeur réapparaît au-dessus du réacteur n°3, ce qui semble confirmer que la pluie s'évapore au contact de la chaleur… mais de la chaleur de quoi ? Alors que le cœur du réacteur est lui plusieurs dizaines de mètres plus bas. 
  • Japon : TEPCO annonce avoir fini la construction de la structure de soutien qui enveloppe le réacteur n°4 et qui consolide la piscine de combustible. Les barres de combustible de cette piscine devraient commencer à être évacuées prochainement. Pour cela, une grue va descendre un conteneur en plomb qui sera ensuite rempli sous l'eau par une dizaine de barres de combustible, puis fermé, remonté et emmené dans une autre piscine en bon état. Il y a 1331 barres à évacuer, représentant 14 000 fois la quantité de césium de la bombe d'Hiroshima. Si une fausse manœuvre fait tomber une barre, cela bloquera le chantier plusieurs mois, le temps de neutraliser cette barre. L'ensemble des opérations pourrait donc prendre plusieurs années. Il s'agit là d'un réacteur où le cœur ne s'est pas emballé car il était à l'arrêt. Dans les réacteurs 1, 2 et 3, il y a aussi des piscines à évacuer, mais pour le moment, c'est impossible car on ne peut les approcher tant la radioactivité est intense. 

 

24 juillet

  • Japon : selon une étude prévisionnelle du National Institute of Advanced Industrial Science and Technology, le coût de la décontamination de la zone des 20 km devrait dépasser les 40 milliards d'euros… soit 5 fois plus que ce que le gouvernement a provisionné pour le moment. Ce coût ne prend pas en compte la gestion des centres de stockage à mettre en place pour ce qui a été enlevé sur les sols. 
  • Japon : 1100 enfants présentant des nodules dépassant 5,1 mm au niveau de la thyroïde vont de nouveau être contrôlés par trois hôpitaux de la région de Fukushima. 
  • Japon : la NRA annonce avoir refusé le dossier de demande de redémarrage pour la centrale de Tomari, le dossier étant jugé trop incomplet. Elle refuse d'étudier le dossier de la centrale d'Oï dont les deux réacteurs seront arrêtés le 13 septembre, tant que la situation ne sera pas claire concernant les failles qui passent sous ces réacteurs. Elle bloque le dossier de la centrale de Takahama (où est arrivé le Mox livré par Areva) tant que le sous-sol n'aura pas fait l'objet d'une étude complète. Elle a accepté de recevoir l'exploitant de la centrale de Tsuraga qui conteste être sur une faille active. 
  • Japon : les pêcheurs annoncent vouloir rapidement reprendre la pêche le long des côtes. Les associations les ont pourtant avertis qu'il ne fallait pas attendre d'amélioration pendant longtemps (des dizaines d'années) car les sédiments marins sont contaminés avec des isotopes de longue durée (césium, strontium, plutonium…). 
  • Japon : TEPCO a fait des mesures à l'étage du réacteur n°3 où se dégage de la vapeur. Les émanations radioactives sont si élevées (jusqu'à 2,17 sieverts par heure) qu'il n'est pas possible d'envoyer un humain sur place pour se rendre compte de ce qui se passe. 
  • Japon : l'Etat verse une nouvelle aide de 563 millions d'euros à TEPCO. L'Etat en est donc à 31,2 milliards d'aides à TEPCO et plus de 10 milliards aux collectivités. 

 

25 juillet

  • Japon : alors que TEPCO utilise près d'un millier de citernes pour stocker l'eau radioactive, la NRA s'inquiète de la durée de vie des citernes estimée à seulement 3 ans du fait de l'irradiation continue des matériaux. Il va falloir sans doute bientôt commencer des opérations de transvasement vers de nouvelles citernes. L'espoir de décontaminer partiellement cette eau lors du transvasement, idée portée notamment par Areva, ne semble être qu'une hypothèse farfelue : pour baisser la radioactivité, on ne peut qu'attendre ou la déplacer… par exemple en la rejetant en mer. La NRA, à la demande de TEPCO, annonce lancer une étude sur les conséquences qu'aurait une officialisation des rejets en mer. 
  • Japon : selon une enquête du bureau régional du travail, sur 388 entreprises travaillant à la décontamination de la zone évacuée, 264 (68 %) ont violé le droit du travail. 
  • Japon : panne de refroidissement pendant quelques heures dans le réacteur n°6 de Fukushima, réacteur maintenu à l'arrêt depuis le 11 mars 2011. Même quand les réacteurs sont à l'arrêt comme presque tous les réacteurs japonais, il faut continuer à refroidir les cœurs des réacteurs et les piscines de stockage du combustible. 
  • Finlande : Areva officialise une nouvelle hausse du budget de l'EPR en construction à Olkiluoto, ce qui porte à 6,8 milliards son coût de construction contre 3,5 milliards annoncés au départ. Le chantier a officiellement 7 ans de retard.
  • France : Marisol Touraine, ministre de la santé, estime que l'étude des épidémiologistes italiens sur les maladies de la thyroïde en Corse ne permet pas de conclure à une relation entre la hausse des maladies et le passage du nuage de Tchernobyl. Au niveau scientifique, on pourrait donc s'attendre à ce que la ministre lance une contre-expertise, mais bien sûr, elle n'en fera rien. On ne meurt pas du nucléaire en France. 

 

26 juillet

  • Japon : obligée de s'expliquer sur les vapeurs d'eau qui s'échappent du réacteur n°3, TEPCO avoue qu'il faut toujours injecter 16 m3 par heure d'azote dans l'enceinte de confinement pour éviter les explosions d'hydrogène, aveu que la réaction nucléaire se poursuit toujours. 3 m3/heure de ce gaz s'échappent également, probablement fortement radioactif. Une analyse de la vapeur d'eau communiquée par TEPCO indique 90 000 bq/l rien que pour les césium 134 et 137. 
  • Japon : pour augmenter la durée de vie des prochaines citernes de stockage de l'eau contaminée, TEPCO envisage de les tapisser à l'intérieur de caoutchouc. Après les réservoirs qui fuient sans cesse et que l'on a dû vider (avril à juin 2013), les cuves qui se corrodent trop rapidement, l'eau qui fuit en mer, la station de retraitement qui ne fonctionne pas (depuis le début), comme on le voit, nos ingénieurs de haute technologie sont pleins des ressources !
  • Japon : alors que TEPCO avance des raisons financières pour redémarrer les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa accidentés en 2007, le gouverneur de la région de Niigata dénonce le manque de mises aux normes nouvelles, l'absence de double circuit de refroidissement en cas de perte de contrôle, des insuffisances dans le contrôle des fuites. Le gouvernement a demandé au gouverneur de parler du nucléaire de façon "calme et scientifique". 

 

27 juillet

  • Japon : le gouvernement autorise des habitants du district de Miyakoji, commune de Tamura, à rentrer chez eux pour une période de trois mois renouvelables. C'est la première autorisation dans la zone des 20 km. 380 personnes dans 120 foyers sont concernés. Officiellement, la décontamination est suffisante pour permettre ce retour. Les avis sont partagés : seuls les maisons ont été décontaminées, pas les forêts autour et les habitants concernés ont peur de ne plus bénéficier d'aides si jamais il s'avère que ce retour était trop rapide. Ils sont en fait victime de la politique du gouvernement qui cherche à communiquer sur un retour à la normale, alors que la logique purement médicale voudrait qu'au contraire on évacue plus largement.
  • Japon : les risques des radiations pour la cataracte sont revus à la hausse. Le ministère de la santé demande un contrôle systématique pour le personnel ayant dépassé 50 mSv en un an. D'après les chiffres de TEPCO, dans son personnel, 247 sur 642 (soit 38 %) n'ont pas eu de vérification dans l'année… TEPCO ne donne pas les chiffres pour les sous-traitants. 
  • Japon : TEPCO indique que l’atmosphère dans un tunnel construit sous le réacteur n°2 présente des taux de radioactivité aussi élevés que ceux mesurés en avril 2011 au moment où la contamination du milieu marin avait commencé. 
  • Japon : TEPCO a mis en place un comité d'experts internationaux chargé de réformer sa culture de sûreté interne. Le président de ce comité est Dale Klein, un ancien de l'autorité de sûreté des Etats-Unis. Celui-ci a commencé à critiquer le déni de TEPCO concernant la contamination de la mer. Selon lui, la présence de tritium dans l'eau de mer depuis des mois était une information suffisante pour savoir qu'il y avait des fuites. Il épingle aussi TEPCO sur les vapeurs d'eau du réacteur n°3 : après avoir accusé la pluie, TEPCO annonce dans un charabia incompréhensible qu'il s'agit de vapeurs hautement radioactives… et que les réacteurs continuent à fuir de manière continue. La direction de TEPCO, comme d'habitude, s'est excusée et a promis de s'améliorer. 

 

28 juillet

  • Japon : les autorités régionales de Fukushima vont dépenser 14 millions d'euros (un budget quatre fois supérieur à celui de l'année précédente) pour faire la promotion des produits agricoles régionaux !

 

29 juillet

  • Japon : la NRA demande à KEPCO de revoir la hauteur d'un possible tsunami à la centrale de Takahama : la nouvelle donne est une vague de 3,7 m et non 2,6 m. Cela signifie que le dossier concernant le redémarrage de cette centrale va encore prendre du temps. 
  • Japon : des députés indépendants avaient obtenu le vote d'une loi d'aide aux victimes de la catastrophe nucléaire peu de temps après l'accident. 30 mois après, les décrets d'application n'ont pas vu le jour. La loi prévoyait notamment un entretien individuel avec chaque foyer concerné. Aucun n'a jamais eu lieu. Le relogement gratuit n'a été accordé que jusqu'au printemps 2015 et rien n'indique que d'ici là tout le monde puisse être relogé. Dans son éditorial, le quotidien Asahi appelle les politiques à prendre leurs responsabilités.
  • Japon : dans son éditorial, le quotidien Asahi (8 millions d'exemplaires) demande que TEPCO n'ait plus le droit d'exploiter des réacteurs nucléaires, ayant fait la preuve depuis trente mois de son incompétence, de son incapacité à ne pas mentir. Le quotidien demande que la gestion de l'accident de Fukushima passe sous une autre autorité et s'interroge sur la capacité de la NRA a pouvoir être cette autorité. Il demande enfin que l'on se concentre sur la gestion de la crise à Fukushima plutôt que de gaspiller des compétences dans un essai de redémarrage des autres réacteurs. 

 

30 juillet

  • Japon : le gouverneur de Niigata refuse de se plier aux demandes du gouvernement. Il estime que TEPCO ne peut prétendre avoir totalement amélioré la sûreté des réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa alors que l'accident de Fukushima n'est pas terminé. Il demande comment il pourrait organiser l'évacuation de 20 000 personnes dans un rayon de 5 km alors qu'un essai avec 400 personnes a provoqué des embouteillages. Il demande la liste des personnes susceptibles de gérer un accident à Kashiwazaki-Kariwa alors qu'il manque déjà du monde pour gérer l'accident de Fukushima. Il interroge TEPCO sur les améliorations apportées depuis le séisme de 2007. A l'époque le sol s'est enfoncé par endroits de 1,50 m, provoquant la rupture de câbles électriques, la rupture de tuyaux, privant notamment d'eau un poste de secours alors qu'il y avait un incendie à éteindre. Le président de la NRA a refusé pour le moment de répondre à ses questions. 
  • Japon : la NRA demande à TEPCO de récupérer les 5000 m3 d'eau très radioactive présente dans un tunnel sous le réacteur n°2. 
  • Japon : le quotidien Asahi révèle des négociations avec les Etats-Unis. Ces derniers souhaitent que le Japon ne mette pas en route son usine d'extraction du plutonium de Rokkashô alors que celui-ci s'accumule déjà. En échange, les autorités des Etats-Unis s'engagent à assurer la protection nucléaire du Japon et de la Corée du Sud. 

 

31 juillet

  • Allemagne : une étude montre que le prix de l'immobilier a baissé autour des centrales nucléaires depuis l'accident de Fukushima. 
  • Japon : la NRA accuse TEPCO de négligence dans la gestion de l'eau contaminée : il y a en fait plus de 15 000 m3 d'eau très radioactive dans des tunnels présents sous les trois réacteurs accidentés. Cette eau fuit lentement vers la mer. Il serait bon de l'enlever, mais les experts doutent de l'efficacité de cette mesure car les réacteurs au-dessus sont eux aussi remplis d'eau qui va recouler dans ces tunnels. TEPCO avoue ne pas avoir de solution. 
  • Japon : TEPCO publie un bulletin annonçant qu'il n'a pas trouvé de radioactivité dans les prélèvements faits sur les plages ouvertes au public les plus proches de la centrale. Question : pourquoi est-ce TEPCO qui fait ces contrôles ?
 
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