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Chronologie d'une catastrophe

Août 2013

 

1er août

  • Japon : depuis des mois, TEPCO injecte jusqu'à 16 m de profondeur, des substances chimiques tout le long du bord de mer, sur 100 m de large, pour créer une barrière étanche pour empêcher l'eau de s'écouler. Cela a eu comme conséquence que le niveau d'eau a monté d'un mètre dans les puits de contrôle les plus proches. Or il est impossible de solidifier le sol à moins de deux mètres de profondeur, et une estimation montre que l'eau va finir par grimper et passer par-dessus la barrière chimique… d'ici 3 semaines. 
  • Japon : TEPCO annonce un résultat trimestriel déficitaire de 226 millions d'euros. 
  • Japon : le quotidien Maïnichi révèle que les administrations gouvernementales ont gelé la décision concernant le suivi de l'aide aux victimes avant les élections, de peur de provoquer une polémique en pleine campagne électorale. Personne ne souhaite trancher sur la question de la dose qui permettrait un maintien des indemnités - actuellement 20 mSv/an, soit vingt fois la norme habituellement acceptée : si la limite est remise à son niveau normal, ce sont des millions de personnes qui pourront demander des indemnités. 
  • Japon : les appareils de contrôle pour mesurer la contamination interne ont été conçus pour des adultes et ne permettaient pas de contrôler les petits enfants. De nouveaux appareils ont été conçus et les moins de 4 ans vont maintenant pouvoir être contrôlés… 2 ans et 4 mois après l'accident.
  • Japon : seules 112 personnes de Miyakoji sur 380 ont annoncé leur volonté de pouvoir revenir chez elles au moins un moment après la levée de l'interdiction sur leur commune le 27 juillet. 
  • Japon : KEPCO annonce que le réacteur d'Oï n°3 sera arrêté pour maintenance le 2 septembre, le réacteur n°4, le 15 septembre. A cette date, le Japon sera de nouveau sans réacteur nucléaire en fonctionnement.
  • Japon : le gouvernement annonce la création d'un institut de recherche spécialisé sur le démantèlement des réacteurs accidentés. Voilà des chercheurs qui ne manqueront pas de travail avant quelques décennies !

 

2 août

  • Japon : les tarifs d'électricité augmentent de 7,7 à 9 % selon les compagnies. 
  • Taïwan : la mise en route d'un nouveau réacteur nucléaire, Nuke4 à Lungmen, déchire le pays. Après 14 ans de chantier, le principal parti d'opposition (DPP) dénonce des normes qui ne prennent pas en compte l'accident de Fukushima. Le parti au pouvoir (KMT) propose de faire un référendum. Ce jour, un débat au parlement a dégénéré : après les insultes, les députés se sont envoyé de l'eau à la figure avant d'en venir aux poings. Le perchoir a ensuite été occupé par les députés d'opposition qui espèrent tenir jusqu'au 6 août, date de clôture de la session parlementaire. L'opposition reproche le choix de la question référendaire : "Approuvez-vous l'arrêt des travaux de la 4e centrale nucléaire et sa non-mise en service ?" car il faut que 50 % des inscrits votent pour que cette proposition devienne loi, même si une majorité se prononce pour elle… or depuis que la loi a autorisé les référendums en 2004, jamais la participation n'a franchi les 50 % nécessaires… ce qui laisserait au gouvernement le libre choix de mettre en route la centrale.

 

3 août

  • Japon : selon un bilan fait par TEPCO, depuis mai 2011, les réacteurs accidentés auraient relâché en mer entre 20 000 et 40 000 milliards de becquerels (20 à 40 TBq). Aucune explication n'est donnée sur ce chiffre. Le laboratoire indépendant ACRO en France doute de la validité de ces données : si c'est entre 10 et 100 fois plus que ce que rejette une centrale nucléaire en fonctionnement normal, cela reste inférieur à ce que rejette l'usine Areva de la Hague ou ce qui est prévu pour l'usine équivalente de Rokkashô au Japon. 
  • Japon : selon une étude de la NRA, il faudrait pomper 100 m3 d'eau supplémentaire par jour dans les tunnels pour éviter une pollution en mer, en plus des 400 m3 déjà pompés quotidiennement en amont. TEPCO affirme ne pas savoir comment le faire. 
  • Japon : 8 communes des environs de Fukushima ont adressé une demande au gouvernement pour que celui-ci finance les opérations de décontamination jusqu'à descendre à une exposition annuelle inférieure à 1 mSv/an. 
  • Japon : trois autres déchets extrêmement radioactifs sont retrouvés dans le lit d'une rivière à environ 15 km des réacteurs. Gros de quelques centimètres et ressemblant à du caoutchouc, ils proviennent de l'explosion des réacteurs.

 

4 août

  • Japon : séisme de magnitude 5 dans la région de Fukushima suivi de plusieurs répliques. 

 

5 août

  • Japon : 9640 travailleurs auraient dépassé la dose de 5 mSv entre le 11 mars et le 31 décembre 2011. 4 ont déjà développé un cancer. Jusqu'à juin 2013, ils sont maintenant 13 667 à avoir dépassé la dose de 5 mSv. 
  • Japon : la vapeur au-dessus du réacteur n°3 est encore visible entre 7h30 et 12h30. Les observateurs pensent que TEPCO fait des relâchements contrôlés de radioactivité. 
  • Japon : pour la première fois, 2 ans et 4 mois après l'accident, TEPCO a réussi à faire pénétrer une caméra dans l'enceinte de confinement du réacteur n°2 et à filmer les dégâts. 

 

6 août

  • Japon : la NRA déclare que l'on se trouve dans une "situation d'urgence" après la confirmation que de l'eau hautement radioactive s'infiltre dans le sous-sol et rejoint la mer en quantité de plus en plus importante. Toutes les mesures dans les puits de contrôle indiquent une hausse brutale des taux de radioactivité. TEPCO est sommée de pomper l'eau sous les réacteurs, mais comme ils ne disposent pas d'assez de cuves pour cela, les ingénieurs ont décidé de ré-imperméabiliser les réservoir creusés dans le sol, qui ont été vidés entre avril et juin 2013. 
  • Japon : du fait de la chaleur, les ouvriers travaillent surtout de nuit sur le site. 
  • Japon : les autorités régionales de Fukushima, excédées par le manque d'efficacité de TEPCO, ont demandé au gouvernement de prendre la main sur les opérations en cours visant à stopper les réactions nucléaires. Il n'est pas sûr que le gouvernement puisse faire mieux que TEPCO !
  • France : les préfectures du Gard, du Vaucluse, de la Drôme et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la centrale du Tricastin ont reçu un paquet contenant des boulons et une revendication anonyme annonçant que ces boulons proviennent de lignes à haute tension.
  • Japon : selon une estimation réalisée par des scientifiques pour le World Nuclear Industry Status Report 2013, dans les mille citernes de stockage d'eau radioactive présentes à Fukushima, on a l'équivalent de 2,5 fois ce que contenait en radioactivité le nuage de Tchernobyl.
  • Japon : le gouvernement annonce officiellement que 300 tonnes d'eau hautement radioactives coulent chaque jour dans la mer à Fukushima. 


7 août

  • Japon : chaque matin, la condensation provoquée par la fraîcheur de l'air permet de visualiser le panache de fumée radioactive qui sort du réacteur n°3. Le reste du temps, cela fuit également, mais cela ne se voit pas.
  • Japon : combien d'eau radioactive à la mer ? TEPCO indique injecter environ 1000 tonnes par jour dans les réacteurs et en repomper 400 tonnes. Restent donc 600 dont une partie s'enfonce dans le sol et rejoint la mer au bout d'un certain temps, et une partie s'évapore. Ce sont donc 600 tonnes d'eau hautement radioactives qui partent soit dans l'eau, soit dans l'air. Le gouvernement annonce qu'il va intensifier le chantier qui consiste à geler le sol, espérant ainsi diviser par dix les quantités d'eau qui partent en mer. Mais cela est extrêmement onéreux… et ne fonctionne qui si l'on maintient le sol gelé sur le long terme, et sur des surfaces de plus en plus grandes, ce qui est techniquement impossible. Il s'agit une nouvelle fois d'une diversion pour rassurer les Japonais. Et l'on ne sait pas ce qui se passe réellement dans le sous-sol : les prélèvements dans les puits de contrôle indiquent un doublement de la contamination de la nappe phréatique en césium entre le 31 juillet et le 6 août.
  • Japon : le taux de contamination des sédiments dans la baie de Tokyo augmente régulièrement et atteint des niveaux équivalent à ceux relevés à seulement 10 km des réacteurs accidentés (alors qu'on est à 220 km). Cette accumulation provient des fleuves qui se jettent là et qui y apportent les eaux de ruissellement. On observe la même hausse de radioactivité à l'estuaire d'autres fleuves de la région.
  • Monde : depuis l'accident de Fukushima, il y a surproduction d'uranium du fait du ralentissement des mises en route des réacteurs nucléaires et l'arrêt de nombreux autres. Conséquence : le prix de l'uranium est en baisse (-11 % en 2012, -20 % au premier semestre 2013). Les compagnies minières (dont AREVA) misent toutefois sur la fin de l'écoulement des stocks provenant du désarmement russe en 2014, pour voir repartir les prix à la hausse.
  • France : incendie de sodium dans le surgénérateur Superphénix. Celui-ci, arrêté depuis 1997, est en phase de démantèlement depuis cette date. Normalement, la neutralisation du sodium (5500 tonnes utilisées comme fluide pour évacuer la chaleur) devrait être terminée d'ici la fin de l'année selon EDF. Les pompiers ont déclaré avoir eu beaucoup de mal à stopper la réaction chimique (le sodium brûle à l'air libre et explose au contact de l'eau). 16 ans après son arrêt, le surgénérateur reste toujours un danger !

 

8 août

  • Japon : dix associations japonaises, dans une lettre ouverte, demandent au gouvernement de consacrer plus de moyens humains à la crise à Fukushima, même si cela doit retarder l'inspection des demandes d'autorisation de redémarrage d'autres réacteurs. Ces associations lancent une pétition internationale pour faire pression sur le gouvernement.

 

9 août

  • Japon : le gouvernement publie une nouvelle carte découpant la zone évacuée de 20 km en trois zones : la zone de préparation au retour où l'exposition interne est inférieure à 20 mSv par an ; la zone de restriction où l'exposition interne est comprise entre 20 et 50 mSv et la zone de "retour difficile" où l'on dépasse 50 mSv par an. Les efforts de décontamination se concentrent sur la première zone pour essayer de diminuer la surface de la zone interdite. Pour la deuxième zone, l'espoir annonce qu'il faudra attendre "quelques années". Pour la troisième qu'il faudra attendre "au moins 5 ans". Il s'agit d'annonces de communication prématurées puisque les zones sont arrosées continuellement par le nuage radioactif et que la décontamination est inefficace. Rappelons que le "retour à la normale", serait de redescendre en dessous de 1 mSv par an… ce qui signifierait d'évacuer des millions de personnes au lieu d'essayer de faire revenir des personnes dans des zones très contaminées.
  • Japon : le gouvernement annonce une dette qui dépasse pour la première fois le million de milliards de yens.
  • Japon : TEPCO annonce avoir mis en place une nouvelle station de pompage des eaux souterraines pour limiter les écoulements en mer. Théoriquement, cela devrait permettre de récupérer 100 des 300 m3 qui s'écoulent chaque jour ; concrètement, le premier jour, seuls 13 m3 ont été pompés.
  • Japon : Les procureurs chargés d'examiner plus de 15 000 plaintes contre TEPCO et le gouvernement de Naoto Kan, concluent qu'il n'est pas possible d'inculper TEPCO car selon eux la hauteur du tsunami était imprévisible. Ils reconnaissent un lien possible entre les 1400 décès supplémentaires lors de l'évacuation, mais estiment ne pas avoir de preuve d'une négligence professionnelle. Ces conclusions vont à l'encontre des conclusions de multiples enquêtes qui avaient mis en lumière les négligences de TEPCO avant et pendant la catastrophe.

 

10 août

  • Japon : un responsable de TEPCO avoue que cela fait deux ans qu'ils savent que la radioactivité contamine la mer par les nappes phréatiques.
  • Japon : Yannick Rousselet, de Greenpeace, de retour du Japon, témoigne sur France-Inter de son voyage : les travailleurs vivent comme des parias, isolés dans des bungalows. Il affirme avoir vu des travailleurs totalement désabusés, dont certains rentraient chez eux sans même enlever leur tenue de protection contaminée. Il rappelle que, contrairement à ce qu'affiche le gouvernement japonais, aucune solution technique n'a été trouvée et que TEPCO ne fait que du bricolage pour éviter le pire. Il regrette que dans des circonstances comme celles-ci les Japonais acceptent mal l'expertise internationale.
  • Irak : des médecins irakiens écrivent à l'OMS pour demander à l'organisation de publier les données sur les malformations congénitales dans le pays. Selon ces médecins, depuis les bombardements en 2001 avec des ogives en uranium appauvri, le taux d'enfants malformés à la naissance est de plus en plus élevé.
  • Japon : à Shinjuku, un quartier de Tokyo, les associations antinucléaires ouvrent une exposition montrant toutes les lettres de menaces que les militants reçoivent, les mails insultants, les dessins obscènes…

 

11 août

  • Japon : vague de chaleur avec des records à plus de 40°C. A Tokyo, TEPCO annonce mobiliser 93 % de ses capacités de production pour assurer la climatisation.
  • Japon : TEPCO annonce la fin de la construction de sa barrière en bord de mer… et en même temps son inefficacité. Il a été impossible de la construire dans la partie située entre 0 et 1,80 m de profondeur et l'eau passe par-dessus la barrière.

 

12 août

  • Japon : l'alarme se déclenche à 12h33 heure locale, dans  le bâtiment qui sert de quartier général, à quelques centaines de mètres des réacteurs. Les personnes sont obligées de revêtir une protection intégrale. La contamination du bâtiment semble avoir été provoquée par les systèmes de refroidissement qui envoie de l'eau sous forme de bruine pour assurer la climatisation (il fait près de 40°C) : il s'avère que cette eau est radioactive. Ils découvrent alors que l'eau qui sert aux toilettes est aussi radioactive. TEPCO affirme ne pas comprendre pourquoi cette eau est contaminée.

 

13 août

  • Japon : au moins dix employés, selon TEPCO, présentent une contamination du fait de l'utilisation de l'eau des toilettes… normalement prévues pour se laver après avoir enlevé sa tenue de protection.
  • Japon : les plages proches de Fukushima indiquent non seulement la force du vent et la température de l'eau, mais également le niveau de radioactivité.
  • Corée du Sud : suite à l'arrêt imprévu de deux réacteurs nucléaires en pleine canicule (portant à 6 réacteurs arrêtés sur 23), le gouvernement craint une pénurie d'électricité. Des appels ont été lancés à la télévision pour demander aux gens de limiter le recours à la climatisation.

 

14 août

  • Japon : selon un décompte du ministère de l'environnement, sur 58 communes de 7 provinces situées en dehors de celle de Fukushima, sur 1596 écoles, 1531 ont été décontaminées (96 %), sur 140 972 habitations, 42 789 ont été décontaminées (30 %). Des chiffres hautement contestables : on peut nettoyer une maison, mais si c'est pour stocker les déchets dans le jardin, le bénéfice n'est pas grand… et à chaque pluie, il retombe de la radioactivité. Le gouvernement considère qu'un lieu est décontaminé quand une personne qui y vit est exposée à moins de 20 mSv par an… alors qu'avant l'accident, la limite était de 1 mSv/an.
  • Japon : la NRA approuve le plan de démantèlement des réacteurs 1 à 4 de Fukushima présenté par TEPCO. Celui-ci s'étale sur 40 ans.
  • Japon : un ouvrier se confie à la radio australienne ABC. On y apprend que son salaire est de 7 euros de l'heure. Il raconte qu'il a appris les fuites de vapeur du réacteur n°3 en écoutant les infos alors que rien ne leur a été dit sur place. Il estime que TEPCO ne contrôle absolument pas la situation et qu'une aggravation de la situation est possible.
  • France : des indiscrétions permettent de savoir que le centre de recherche nucléaire de Valduc (Côte-d'Or) où se fait l'entretien des missiles nucléaires français est à la recherche de 4000 cocottes-minute de 17 litres. Les médias enquêtent pour savoir ce qu'il en est. Un délégué syndical de SEB annonce que ce genre de commandes est courant de la part de l'industrie nucléaire. Selon un spécialiste, les cocottes-minute sont utilisées pour le transport de matières radioactives et ce depuis longtemps. Ici 4000 cocottes-minute, cela fait 68 000 litres à déplacer.
  • Allemagne : alors que la consommation d'électricité dans le pays baisse et que la production par les renouvelables augmente, l'électricien RWE annonce la fermeture de six centrales au charbon et au gaz pour une puissance de 4300 MW. EON annonce sa volonté d'en fermer également pour 11 000 MW. D'autres électriciens devraient suivre le mouvement : selon l'Agence des réseaux qui doit donner son aval, quinze demandes ont été faites depuis le début de l'année. La surproduction électrique entraîne une baisse des coûts de vente de l'électricité qui pourrait également entraîner la fermeture des derniers réacteurs nucléaires plus vite que prévu (avant 2022 au plus tard). Le 18 août, EON annonce aussi la vente de ses mines de lignite (un mauvais charbon) à une compagnie tchèque.

 

15 août

  • Japon : 500 personnes sur 3000 ont accepté de rentrer dans la ville de Kawauchi. 350 sont des personnes à la retraite.
  • Japon : TEPCO donne des indications sur le contenu de la vapeur qui s'échappe du réacteur n°3 : ce serait de l'azote à raison de 3 m3 par heure. Cette vapeur contient également de la radioactivité : 190 bq/litre… soit 14 millions de becquerels par jour.
  • Japon : c'est officiel, dans un mois, le Japon sera à nouveau sans aucun réacteur nucléaire en fonctionnement.
  • France : selon un rapport publié par l'Autorité de sûreté nucléaire, en 2011, il y eu une centaine de départs de feu dans les centrales nucléaires françaises, dont 40 % provoqués par des défauts électriques et heureusement presque toujours en dehors des bâtiments réacteurs.

 

16 août

  • Etats-Unis Japon : l'agence américaine Bloomberg annonce qu'une équipe d'ingénieurs de TEPCO est en visite sur le site de Hanford (Washington), lieu où a été fabriqué le plutonium pour les armes nucléaires des Etats-Unis et lieu le plus pollué de la planète. Ils sont venus pour voir comment les nucléocrates ont mis en place des sarcophages en béton au-dessus de leurs anciens réacteurs. Ces sarcophages ont été mis en place pour 75 ans après avoir échoué à stopper la pollution radioactive sur le site. Problème : à Hanford, le combustible a été retiré des réacteurs avant la mise en place des sarcophages, ce qui n'est pas possible à Fukushima.
  • Japon : des fuites dans les médias permettent de connaître les recommandations faites par un groupe de travail mis en place par le Parti libéral démocrate actuellement au pouvoir. Les experts du parti recommandent l'abandon de tout nouveau projet nucléaire tant qu'il n'y a pas de solution pour le combustible usé, l'abandon des réacteurs dont les investissements pour se remettre aux normes rendraient le coût de l'électricité non compétitif. Cela tranche avec le discours pronucléaire affiché jusqu'actuellement. Extrait du rapport : "expliquer à la population que l'on veut relancer le nucléaire sans proposer de solution pour les déchets, c'est comme essayer de vendre un appartement sans toilettes".
  • Japon : TEPCO annonce avoir réussi à refaire des mesures dans un tunnel relié au réacteur n°1. Le taux de contamination en césium y est huit fois plus élevé que juste après la catastrophe.
  • Etats-Unis : selon une étude de l'Université du Texas, à Austin, aucune centrale nucléaire du pays n'est à l'abri d'une action terroriste : toutes sont susceptibles de se faire voler suffisamment de matière fissile pour faire une bombe ou d'être l'objet d'un sabotage pouvant entraîner l'explosion d'un réacteur. Le rapport alerte aussi sur les réacteurs de recherche, les moins bien protégés.

 

17 août

  • Japon : le quotidien Asahi publie une enquête sur le développement des énergies renouvelables : les micro-initiatives se multiplient après l'annonce de tarifs de rachat favorables. Il y a clairement un choix de relocaliser et de diversifier les sources d'électricité par le milieu industriel et les autorités locales.

 

19 août

  • Etats-Unis : EDF renonce à ses projets de construction de centrales nucléaires, après la baisse du prix de l'électricité du fait de l'exploitation des gaz de schistes.
  • Japon : TEPCO annonce un record de radioactivité dans l'eau de mer depuis l'accident de mars 2011 : 4700 bq/l pour les prélèvements du 15 août à 25 m de la côte contre 3800 bq/l pour ceux du 11 août. En juin, on en était à seulement 1100 bq/l.
  • Japon : découverte d'une eau extrêmement radioactive au sol : un réservoir de stockage a cédé. L'eau est tellement radioactive qu'il est impossible aux ouvriers de s'en approcher plus de quelques minutes. Selon TEPCO, on serait à 100 mSv/h à 50 cm au-dessus du sol. Une alerte internationale est lancée. Environ 300 m3 d'eau se sont écoulés… et 670 m3 restent encore dans la cuve. C'est un robinet qui a lâché.
  • Japon : deux ouvriers déclenchent une alarme en présentant un taux de radioactivité anormal sur leur peau en sortant du site. Cela remet en cause la théorie du brumisateur fonctionnant avec de l'eau contaminée qui avait touché une dizaine de salariés (voir le 12 août).
  • Japon : après avoir changé d'experts et écarté les plus virulents, la NRA donne ses conclusions sur l'expertise des failles qui passent sous la centrale d'Oï : seules les failles qui passent un peu à l'écart, sous la prise d'eau, seraient actives. KEPCO, l'exploitant, qui va arrêter les deux seuls réacteurs en activité en septembre, va devoir se mettre en conformité avec les nouvelles normes avant d'avoir l'autorisation de redémarrer.
  • Japon : le ministère de l'industrie publie une étude sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (engagements pris en 2007 dans le cadre des accords de Kyoto) : dix compagnies électriques devaient réduire leur émissions de CO2 de 20 % fin 2012 par rapport au niveau de 1990. Neuf sur dix n'y sont pas arrivés. Seule la compagnie Okinawa a atteint cet objectif : c'est la seule qui n'a pas de réacteur nucléaire ! Globalement, les compagnies ont augmenté leurs émissions de 2,6 %, alors qu'elles produisent environ un tiers des émissions de CO2 du pays. Le Japon va réussir toutefois à tenir ses engagements… grâce aux échanges de quotas d'émission sur le marché international (le pays paie pour récupérer les émissions économisées par d'autres).

 

20 août

  • France : selon des informations obtenues par le CEDRA, Collectif contre l'enfouissement des déchets nucléaires, le CEA aurait reconnu que les cocottes-minute servent à stocker et transporter des lingots de plutonium à raison d'un lingot d'un kilo par cocotte-minute. 4000 cocottes pour 4 tonnes de plutonium ? Il suffit de 5 kg pour faire une bombe… cela fait donc potentiellement de quoi armer de l'ordre de 800 bombes… alors qu'officiellement, nous n'avons que 300 têtes nucléaires.
  • Japon : en calculant ce qui sort en une journée et ce qui manque dans la cuve qui fuit, les ingénieurs ont calculé que TEPCO a mis au moins un mois à détecter la fuite. Ce que TEPCO a reconnu le 2 septembre.

 

21 août

  • Corée du Sud : un 7e réacteur tombe en panne.
  • Japon : un poisson est pêché au large de Fukushima avec une contamination de 254 000 bq/kg (soit 254 fois la limite autorisée pour la consommation). Après une diminution de la zone interdite de pêche en juin — avant les élections, pour faire croire que la situation s'améliore — elle est de nouveau activée sur la même surface qu'avant.
  • International : la fuite d'eau à Fukushima est classée au niveau 3 (sur 7) par la NRA. Ce niveau est contesté au niveau international par de nombreux experts. Des associations demandent que soit également classée au niveau le plus élevé la contamination permanente de la mer… car l'eau qui s'écoule dans la mer (300 tonnes par jour) a le même niveau de contamination qui celle qui s'est écoulée du réservoir.
  • Japon : TEPCO annonce l'extension de la zone de stockage de l'eau contaminée pour atteindre 450 000 m3.
  • Japon : le gouvernement verse une nouvelle aide de 1,36 milliards d'euros à TEPCO. On atteint 31,5 milliards d'aide (+ 8 milliards dans le capital de la société + 20 milliards pour la décontamination + 10 milliards payés par la fédération des compagnies électriques). L'accident coûte donc un peu plus de 2 milliards d'euros par mois.

 

22 août

  • Japon : TEPCO annonce que les écoulements de strontium dans la mer seraient entre 3000 et 10 000 milliards de becquerels depuis mai 2011 (15 à 50 fois ce qui est autorisé)… ceci en supposant que l'écoulement est continu. TEPCO avoue ainsi que l'écoulement en mer se produit depuis le début ! Et il est probable que cet écoulement ne soit pas continu, mais en augmentation du fait de la sortie probable des cœurs en fusion de leur enceinte, cœurs qui s'enfoncent dans le sol.
  • Japon : TEPCO annonce avoir mis en place 28 points de pompage dans la nappe phréatique pour ralentir les écoulements en mer… mais ne donne pas de volumes collectés. Il est fort probable que cela ne permet de récupérer qu'une infime partie de ce qui s'écoule.
  • Japon : TEPCO reconnaît que la digue qui entoure la base des cuves pour récupérer d'éventuelles fuites a été ouverte pour laisser passer l'eau de pluie qui empêchait de voir les éventuelles fuites ! Elle n'a donc pas pu retenir les 300 m3 qui sont ensuite partis dans les sols. TEPCO reconnaît également que les cuves n'ont pas de jauge… et que donc on ne sait pas quel est le niveau normal dans chaque cuve. TEPCO est pratiquement sûr que l'eau de la fuite a rejoint la mer car les inspections ont permis de dessiner au sol là où l'eau est passée en laissant une trace de rigole très radioactive. La cuve fautive est à 650 m de la mer. TEPCO va devoir creuser à l'emplacement de la rigole pour récupérer le sol très radioactif.

 

23 août

  • Japon : une délégation de 15 experts de la NRA se rend sur le site de Fukushima pour évaluer ce que l'on peut faire par rapport à la cuve qui a libéré 300 m3 d'eau radioactive. TEPCO annonce avoir vérifié qu'aucune autre cuve ne fuit (pour le moment).

 

24 août

  • Japon : TEPCO annonce que l'eau qui a fuit provient d'un stockage qui date d'octobre 2011. La cuve avait été inspectée avant son remplissage. Elle a donc fuit moins de deux ans après.
  • Japon : les associations locales demandent à la NRA et à TEPCO ce qu'il adviendrait des centaines de cuves d'eau radioactive en cas de fort séisme ou de tsunami. La question n'est jamais abordée dans les médias.
  • Japon : selon TEPCO, les concentrations en tritium de l'eau de mer à 500m du rivage montrent une forte augmentation.
  • Japon : le gouvernement annonce que le budget 2014 prévoira une aide aux commerces qui seront autorisés à rouvrir dans les zones actuellement évacuées. Encore une opération de communication pour faire croire à un possible retour à la normale.

 

26 août

  • Japon - Proche-Orient : le premier ministre japonais fait une tournée dans les pays du Proche-Orient. Il y vante la technologie nucléaire japonaise en parlant des "enseignements" de l'accident de Fukushima. Le Monde reprend à son compte les réactions du quotidien Asahi qui estime qu'au vu de la situation à la centrale, l'argumentaire est quelque peu affaibli, sinon déplacé.
  • Corée du Sud : selon un sondage, les Coréens favorables à l'énergie nucléaire sont passés en un an de 71 % à 35 % de la population.
  • Japon : le ministre de l'Industrie annonce, devant les responsables de TEPCO, que le gouvernement va désormais superviser les travaux sur le site de Fukushima et utiliser pour cela un fonds d'urgence de 2,7 milliards d'euros. TEPCO annonce le même jour son intention de faire appel à des experts étrangers… pourtant AREVA est sur place avec ses "conseils miraculeux" depuis le début ! C'est AREVA qui a suggéré la solution du stockage de l'eau en annonçant pouvoir fournir une usine pour nettoyer cette eau ensuite… mais depuis 30 mois, tous les essais de décontamination ont échoué, à juste titre puisque l'on ne peut pas détruire la radioactivité plus vite qu'elle ne se désintègre elle-même.
  • Japon : le ministère de l'environnement annonce que le gouvernement accepte de recommencer une nouvelle campagne de décontamination dans les zones où les travaux ont été incomplets. Il ferait mieux d'annoncer que la décontamination est impossible tant que les pluies apportent sans cesse de nouvelles particules radioactives.
  • Japon : le directeur de TEPCO annonce dans les médias que toutes les cuves vont être progressivement remplacées : les nouvelles cuves seront plus solides, avec des jauges et des réceptacles sous les cuves pour détecter les fuites.

 

27 août

  • Allemagne : inauguration du plus grand parc éolien offshore : 80 éoliennes de 5 MW, pour une production équivalente à un tiers de réacteur nucléaire, de quoi alimenter une ville de 800 000 habitants.
  • Japon : TEPCO annonce que l'eau qui a fuit de la cuve s'est également écoulée selon un deuxième trajet qui présente une forte radioactivité, obligeant à creuser également de ce côté pour enlever la terre.
  • Japon : pour contrer les informations qui mettent en doute l'efficacité de la décontamination qu'il finance, le gouvernement annonce que dans les lieux décontaminés (11500 points de mesure), l'exposition externe à la radioactivité a baissé de 61 à 64 %. Cela semble important, mais les scientifiques rappellent que naturellement, dans ces zones non décontaminées, du fait de radioéléments à vie courte, la baisse prévisible était de 40 %. Cette décontamination ne concerne qu'un tout petit nombre de lieux (les écoles principalement) et jamais une commune par exemple.
  • Japon : alors que la demande en papier dans le pays diminue, l'industrie papetière présente des projets de reconversion pour transformer des usines en centrales thermiques à biomasse. 

 

28 août

  • Japon : l'AIEA interroge la NRA sur la volonté de noter au niveau 3 le relâchement d'eau radioactive par une cuve… alors qu'il n'y a pas de notation pour les multiples fuites qui durent depuis maintenant 30 mois. Sous-entendu : cela a provoqué une vague médiatique qui nuit considérablement aux efforts faits pour essayer de sauver ce qui reste du nucléaire.
  • France : le Nouvel Obs annonce que la mise aux normes des réacteurs français après Fukushima connaît une nouvelle estimation : on est passé de 45 à 80 milliards… et cela pourrait finalement dépasser 100 milliards. Comme le prolongement de durée de vie est indéterminé, si c'est jusqu'à 40 ans, cela fait 2 milliards par réacteur pour dix ans… c'est plus cher que de construire de nouvelles centrales nucléaires, thermiques ou éoliennes.
  • Japon : le préfet de Niigata, région où se trouve une autre centrale de TEPCO — la centrale de Kashiwazaki Kariwa — demande la liquidation de l'entreprise, ceci "afin d'éviter que les considérations financières ne prennent le pas sur la résolution des problèmes".
  • Japon : TEPCO annonce la vente de son siège à Tokyo à un groupe de presse pour un montant de 181 millions d'euros. TEPCO a vendu ses bien immobiliers et annonce avoir ainsi récupéré près de 2 milliards d'euros.
  • France-Etats-Unis : les deux pays font une déclaration conjointe appelant à mettre en place une responsabilité civile conjointe entre les Etats pour l'indemnisation des victimes des accidents nucléaires. Les deux pays invitent les autres Etats à les rejoindre dans cette démarche. Encore faudrait-il s'entendre sur ce que sont les victimes d'un accident : s'agit-il pour Tchernobyl, des 4000 morts annoncés par l'OMS, du million de morts recensés par l'Académie des sciences de New-York ou des 7 millions de victimes dont parlent l'Ukraine ou l'ancien secrétaire de l'ONU ?
  • Japon : selon TEPCO, du fait de la forte radioactivité présente entre les cuves de stockage, la vérification de leur étanchéité va prendre plusieurs semaines.

 

29 août

  • France : AREVA annonce avoir mis au point un procédé qui permet de faire baisser la radioactivité lors du démantèlement des réacteurs. Ce procédé, expérimenté sur le site de Chooz A consisterait à faire circuler des produits chimiques dans les tuyaux contaminés. Le Réseau Sortir du nucléaire a immédiatement alerté sur la fausseté de l'information : il y a quinze ans, ce procédé avait déjà été testé et stoppé par l'IPSN : les réactions chimiques en surface des matériaux masquent en effet la radioactivité interne pendant quelques temps, mais globalement, elle est toujours là et à l'époque, des métaux traités ainsi avaient gravement contaminé un four en Belgique lors d'un essai de recyclage. Rappelons que la radioactivité, qui relève d'un procédé physique de désintégration ne peut être transformé par une réaction chimique.
  • France : Libération publie l'enquête de Greenpeace sur les trente élus qui en France sont "apparentés nucléaire" : tous ont une usine sur leur circonscription qui est en lien avec le nucléaire. Certains de ces élus sont haut placés comme les ministres Arnaud Montebourg (PS, 1300 emplois Areva dans sa circonscription) et Bernard Cazeneuve (PS, Usine Areva de La Hague), d'autres contrôlent les commissions parlementaires comme Christian Bataille (PS, Gravelines), Hervé Mariton (UMP, Tricastin), Jean-Claude Lenoir (UMP et ex-cadre EDF), Jean-Michel Baylet (PRG, Golfech), Jacques Moignard (PS, Golfech)…
  • Japon : Les maires de Futaba, Ôkuma, Tomioka et Naraha, municipalités proches de Fukushima daï-ichi et daï-ni, ont déclaré conjointement l'arrêt définitif des 10 réacteurs nucléaires de la province de Fukushima et pas seulement les 4 réacteurs accidentés. Cette décision doit encore être entérinée par les conseils municipaux. Les autorités régionales sont en phase avec cette position. Ceci devrait provoquer un conflit avec le gouvernement qui, lui, essaie de convaincre les autorités locales de poursuivre le nucléaire.
  • Japon : Le quotidien Maïnichi rappelle que la NRA, autorité de tégulation du nucléaire, a demandé une dizaine de fois depuis un an à TEPCO le renforcement des cuves de stockage de l'eau contaminée et les patrouilles de surveillance, ce qui n'a pas été fait. Si la NRA ne peut se faire obéir, à quoi sert-elle ?
  • Japon : le ministère de l'environnement a prévu dans son budget de fournir des dosimètres à ceux qui acceptent d'aller revivre dans les zones contaminées. Le budget correspond à 34 000 dosimètres. Il dispose aussi d'un budget de 2,5 milliards d'euros pour poursuivre le financement de la décontamination. 

 

30 août

  • Japon : selon TEPCO, l'eau radioactive retrouvée dans la climatisation et les toilettes du quartier général aurait été contaminée par des poussières tombées du réacteur n°3 alors que des éléments de forts volumes y ont été démontés.
  • Japon : le ministère de l'industrie annonce qu'il a fait des provisions à hauteur de 12 milliards d'euros pour l'année 2014 uniquement pour financer le chantier de Fukushima. C'est plus que pour 2013 où il aura dépensé 10 milliards. Comme on le voit, la situation ne s'améliore pas.
  • Japon : TEPCO annonce que le nouveau procédé de nettoyage de l'eau mis au point (dit ALPS) devrait permettre de retirer de l'eau 62 radioéléments. Les physiciens font remarquer que la plupart des radioéléments cités sont à vie courte… et qu'ils disparaîtraient même sans traitement. 

 

31 août

  • Japon : TEPCO annonce avoir mesuré des niveaux très élevés de radioactivité près des réservoirs d'eau contaminée, en quatre endroits (jusqu'à 18 fois les records mesurés le 22 août 2013 !). Les doses sont telles qu'un employé qui stationne devant les cuves atteint  en seulement 2 minutes sa dose annuelle ! TEPCO n'a pour le moment pas trouvé de nouvelles fuites, pourtant la seule explication possible. La radioactivité augmentant de partout sur le site, les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles. La radio RFI annonce que l'on est au niveau d'un nouvel accident nucléaire !
  • Japon : le pays a connu son été le plus chaud de son histoire, avec des pointes de chaleur à 41°C. Cela a poussé à l'usage de la climatisation et à des demandes importantes en électricité. Malgré cela, le réseau électrique n'a jamais disjoncté, prouvant qu'il peut fonctionner quasiment sans recours au nucléaire - 2 réacteurs seulement en activité. Et d'ici l'été suivant, des photopiles auront été installées pour 15 milliards d'euros (+82 % en un an), de quoi remplacer en période de canicule au moins 6 réacteurs.
  • Japon : les nouveaux records de radioactivité mesurés au pied des cuves d'eau sont le fait d'un changement de matériel. Les ouvriers disposaient avant d'appareils limités à 100 mSv/h… les nouveaux permettent de mesurer des taux jusqu'à 1800 mSv/h. Il était temps de changer d'appareils de mesure ! Les doses détectées ne sont pas toujours provoquées par des fuites : on en mesure de très importantes au niveau des joints. 
 
> Suite (septembre 2013)