Menu:

476 Décroissance, où en est-on ?

Numéro 476 - Mars 2019 : parution le 14 février

Décroissance, où en est-on ?

Mais aussi : Les algues marines, un fertilisant bio • Vous ne casserez pas ! Résistances villageoises aux extensions de carrière • Nucléaire : petite histoire de l’uranium • Les moyens violents sont incompatibles avec une société anarchiste • Europe, ouvre-toi ! [en savoir plus…]

inscrivez vous à la siberlettre

Accueil

Numéro 476 - Mars 2019 : parution le 14 février


Consultez les 4 premières pages
en cliquant ici.

Couverture en grand format


Dossier

La décroissance, où en est-on ?

Décroissants et des débats

Quels sont les débats qui animent les acteurs et les actrices de la décroissance ? Les sujets qui sont travaillés aujourd’hui ? Silence est allé interroger un certain nombre de protagonistes du mouvement décroissant porteu·ses d’une vision émancipatrice de celle-ci.

Une dynamique internationale de recherches décroissantes

Aucune "Internationale" politique ne s’est encore créée pour porter un projet de décroissance… même si de nombreuses rencontres scientifiques transnationales ont permis à la recherche dans ce domaine de tresser un réseau qui pourrait porter ses fruits.

Cargonomia, une coopérative d’activités décroissante à Budapest

Vincent Liégey, militant de la décroissance, a cofondé à Budapest une initiative qui allie transports doux et relocalisation de l’économie : Cargonomia. Il interroge ici les interactions entre expérimentation pratique et transformation sociale et politique.

Les pratiques de simplicité volontaire, entre récupération et réappropriation

Par sa capacité infinie à récupérer tout ce qui sort de son giron, le capitalisme parvient à détourner les pratiques de simplicité volontaire… mais ce n’est pas une fatalité.

À Lyon, les nouveaux réseaux de la décroissance

Les réseaux militants décroissants, plutôt absents de la scène écologiste il y a quelques années, se renouvellent partout en France. Exemple à Lyon, terreau historique de la décroissance, avec la revue Les Lucioles, le Réseau universitaire décroissant et le collectif des Décâblés.

 

Articles

Les algues marines, un fertilisant bio

Il faut avoir le pied marin pour la paysannerie  ! La preuve, avec l'utilisation des algues comme fertilisants naturels. À vos sillons, moussaillon·nes !

Vous ne casserez pas !
Résistances villageoises aux extensions de carrière

Dans la Loire comme en Normandie, les projets d’extensions des carrières ont transformé le village et les liens des habitant·es. De la défense du patrimoine à la démocratie participative, deux exemples de réappropriation des enjeux politiques locaux à partir d’une contestation.

Nucléaire : petite histoire de l’uranium

L’uranium, le plus gros et le moins stable des éléments naturels, est indispensable à la fission nucléaire qui fait actuellement tourner les centrales. Mais d’où vient-il ? Quelles sont les conséquences de son extraction ? Le professeur Drosophile nous aide à y voir plus clair.

Les moyens violents sont incompatibles avec une société anarchiste

Face aux écrits du militant anarchiste étasunien Peter Gelderloos, qui tente de faire passer la non-violence pour une stratégie d’action inefficace, oppressive et opposée à l’anarchisme, Sebastien Kalicha, militant anarchiste allemand, défend la nécessité d’un anarchisme non-violent.

Europe, ouvre-toi !

Ce documentaire photographique, exposé dans de nombreuses villes, suit au plus près le quotidien de personnes migrantes bloquées à Vintimille, dernière ville italienne avant la frontière française, depuis juin 2015.

 

Chroniques

Bonnes nouvelles de la terre : Dans le Morvan, un village accueille des demandeu·ses d’asile

Chroniques terriennes : De l'économie circulaire en politique...

Désarmons ! : Vous avez dit un débat "sans tabou" ?

Un lieu à soi : Les béguinages : cités de femmes dans les villes européennes du Moyen Âge

L'écologie, c'est la santé : 2019 : sale temps pour le glyphosate !

 

Brèves

Alternatives • Environnement • Agriculture • Énergies • Climat • Nucléaire • Politique • Libertés • Paix et Non-violence • Société • Femmes, hommes, etc. • Santé • Transports • Annonces • Agenda • Courrier • Livres

 

Éditorial

Le mouvement décroissant en France a bientôt 20 ans !

La décroissance, ce "mot obus" qui vise à ébranler l’hégémonie de la croissance économique, a fait son entrée dans le paysage des idées et des luttes en 2002 en France, après quelques discrètes apparitions.

Depuis, "les idées de la décroissance infusent la société en silence", estime Vincent Liegey, membre du Parti pour la décroissance.

Le succès de certaines pratiques de relocalisation avec les Amap, de recyclage avec l’essor des composts, du "faire par soi-même" avec les ateliers de réparation, etc., en sont des signes. Impossible de manger de la viande ou de prendre l’avion sans avoir en tête la réflexion sur notre empreinte écologique.

Un certain nombre de médias indépendants se sont créés pour porter la réflexion sur ce sujet : Moins ! en Suisse, Kairos en Belgique, La Décroissance en France, ont rejoint Silence, précurseur dans le domaine (1).

Parallèlement, la décroissance n’est plus un sujet tabou sur le plan politique. Après avoir été confrontée à des réactions de mépris, puis de moquerie et d’agressivité, elle est de plus en plus prise au sérieux.

Cet essor des intuitions de la décroissance reste cependant peu visible car il n’a pas été porté par une dynamique militante très lisible. Au niveau français, des tentatives de reconnexion des diverses chapelles décroissantes se font jour pas à pas, au sein de la Maison commune de la décroissance (2) par exemple, ou en s’appuyant sur l’échelle locale comme à Lyon.

Où en est-on aujourd’hui ? Quels sont les dynamiques et les débats qui animent les réseaux décroissants ?

Du local au global, des pratiques quotidiennes à la recherche universitaire, Silence vous invite à un petit tour, à dos d’escargot, dans les paysages actuels de la décroissance.

Guillaume Gamblin

 

(1) Silence a publié son premier article sur le sujet en 1989 et son premier dossier sur la décroissance en 1993.

(2) Voir l’article "La Maison commune de la décroissance" dans Silence de l’été 2017, n° 469, p. 46.