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477 - Explorons les alternatives

Numéro 477 - Avril 2019 : parution le 15 mars

Explorons les alternatives

Mais aussi : Marches pour le climat et Gilets jaunes : une colère rouge et verte ! • Jai Jagat : balises pour une économie non-violente • Cultiver la biodiversité en Palestine • La crise migratoire et le mode de vie impérial • Kubra Khademi, l’émancipation au bout des pinceaux [en savoir plus…]

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Explorateur d'alternatives

S!lence est une revue écologiste, gérée par une association indépendante de tout mouvement ou parti, publiée depuis 1982.

Elle traite de thèmes liés à l'environnement (énergies, agriculture, pollutions, santé...) et à la société (féminisme, non-violence, relations nord-sud, décroissance...), en privilégiant une approche transversale. Ces thèmes sont abordés chaque mois de manière accessible, en présentant des alternatives.

 

Actualités


*** Ciné-club écocitoyen ***

Mercredi 10 avril 2019 à 20h

Le ciné-club écocitoyen Silence de Lyon vous propose :

Lorsque le soleil est tombé du ciel, documentaire de Aya Domenig, 78 mn

La réalisatrice Aya Domenig part sur les traces de son grand-père, aujourd’hui décédé, qui avait travaillé jeune homme pour l’hôpital ouvert par la Croix-Rouge à Hiroshima après le largage de la bombe atomique. Lorsqu’une nouvelle catastrophe atomique se produit à Fukushima le 11 mars 2011, ses recherches prennent une tournure inattendue.

http://aquarium-cine-cafe.fr/
https://www.facebook.com/cineclub.silence.3

https://www.thedaythesunfell.com/

 

 

 

 

 

 

Nous lançons avec des associations, des organisations de journalistes, des médias, des syndicats et des organisations politiques une déclaration commune pour se « mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias ». Cette déclaration, à diffuser et signer largement, est une première étape dans la construction d’une mobilisation et d’initiatives communes pour transformer les médias.

Pour une réappropriation démocratique des médias

Depuis plusieurs semaines, le mouvement des gilets jaunes bouleverse l’agenda politique, et porte une remise en cause profonde des institutions. Les médias sont tout particulièrement visés. Les gilets jaunes dénoncent, à juste titre bien souvent, un traitement caricatural des mobilisations : surenchère sécuritaire sur les plateaux télévisés et dans certains quotidiens ; confiscation de la parole par les éditorialistes ; disqualification de certaines revendications jugées «irréalistes» et appels à «dialoguer» avec le gouvernement ; ou encore dénonciations des violences des manifestants – alors que les violences policières ont été pendant trop longtemps passées sous silence.

Une telle pédagogie de la résignation n’est certes pas nouvelle. Déjà lors des grèves de 1995, les tenanciers des grands médias martelaient leur sempiternel message : il n’y a pas d’alternative aux réformes libérales. En 2005, ils pointaient du doigt ceux qui mettaient en cause le bien-fondé des politiques européennes et déformaient la révolte des banlieues. Plus récemment, lors des mobilisations contre la loi El-Khomri et les ordonnances Macron, ils dénonçaient un code du travail soi-disant «trop épais et illisible». À l’occasion de chaque mobilisation sociale, ils se sont faits les gardiens de l’ordre économique et politique.

Ces partis pris ont contribué à disqualifier les grands médias. La défiance à leur égard est profonde et sans précédent. D’autres sources d’information sont plébiscitées, médias indépendants ou réseaux sociaux. Certaines des analyses portées depuis des décennies par la critique des médias sont réinvesties largement, au-delà du mouvement des gilets jaunes. L’emprise de quelques milliardaires sur la production de l’information est pointée du doigt. La question des médias s’impose désormais comme une question politique.

La plupart des éditorialistes et chefs de rédaction ne voient, dans cette défiance, qu’une «haine des médias» et de la démocratie. Ils éludent la responsabilité qu’ils portent, par leurs diatribes ou leurs choix éditoriaux, dans l’hostilité qui s’exprime contre l’ensemble des journalistes. Une hostilité dont les plus précaires (en termes de statut ou de conditions de travail) font parfois les frais, sur le terrain, en étant injustement pris à partie ou agressés.

Nous pensons que la défiance envers les grands médias doit être une opportunité. Opportunité, dans les rédactions, de remettre en cause les orientations délétères imposées par les directions éditoriales, et de replacer le reportage et l’enquête au cœur du travail journalistique. Opportunité, dans les médias indépendants, de faire la démonstration par l’exemple qu’un autre journalisme, plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs, est possible.

Que nous soyons gilets jaunes, militant·es, journalistes, usager·es des médias, nous avons toutes et tous des raisons légitimes de contester un ordre médiatique inique, qui maltraite le pluralisme. Et de nous inquiéter des menaces réelles qui pèsent sur le droit à l’information : la mainmise de quelques milliardaires sur la plupart des médias, les plans de suppressions d’emploi dans l’audiovisuel public comme dans les groupes privés, la précarisation des journalistes statutaires ou pigistes y compris dans certains médias indépendants, la répression policière et la criminalisation qui frappent de plein fouet certains reporters et leurs sources, ou encore les lois liberticides qui visent à contrôler l’information – loi sur le secret des affaires et sur les «fake news».

C’est pourquoi nous affirmons qu’il est temps de se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias. Pour défendre le droit d’informer et le droit à être informé, tous deux gravement menacés. Et pour que l’information, trop longtemps confisquée par les pouvoirs, devienne enfin un bien commun et non une marchandise.

Cette déclaration est une initiative commune :

D'associations, d'organisations de journalistes et de syndicats : Acrimed, Attac, Fédération Nationale de l'Audiovisuel Participatif, La Quadrature du net, Les Amis du Monde diplomatique, Profession : Pigiste, Résistance à l’agression publicitaire, Ritimo, SNJ-CGT, Union syndicale Solidaires.

De médias : Contretemps-web, CQFD, Démosphère Ariège, Démosphère Toulouse, Hors-Série, Jef Klak, L’Alterpresse68, Là-bas si j’y suis, La Clé des ondes, La Gazette de Gouzy, Le journal minimal, L’Insatiable, Le Média, Le Ravi, MAP 36, MédiaCitoyens PACA et Rhône-Alpes, Mediacoop, Radio Parleur, revue Cause commune, Ricochets, Rosalux, Silence, Transrural initiatives, TV Bruits, Télé Mouche, TVnet Citoyenne. D'organisations politiques : Ensemble, NPA, PCF, PG.

Premiers signataires : Alain Accardo, sociologue; Gilles Balbastre, réalisateur; Patrick Champagne, sociologue; Sophie Chapelle, journaliste; Colloghan, dessinateur; Benoît Collombat, journaliste; Jean-Baptiste Comby, sociologue; Annie Ernaux, écrivaine; Benjamin Ferron, sociologue; Anne-Sophie Jacques, journaliste; Yannick Kergoat, réalisateur; Henri Maler, universitaire; Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant; Pierre Morel, photojournaliste; Gérard Noiriel, historien; Michel Pinçon, sociologue; Monique Pinçon-Charlot, sociologue; Denis Robert, journaliste; Karim Souanef, sociologue; Usul, vidéaste. Vous pouvez signer la déclaration sur le site d’Acrimed : https://www.acrimed.org/Reapproprions-nous-les-medias

Vous pouvez signer la déclaration sur le site d’Acrimed : https://www.acrimed.org/Reapproprions-nous-les-medias

 

 

 

 

L’insolente
Dialogues avec Pinar Selek

Silence publie avec les éditions Cambourakis le portrait inspirant d’u ne militante écologiste, féministe, antimilitariste qui crée des chemins inédits contre les violences et les dominations, de la Turquie à la France et malgré la répression.

"J’essaie d’avoir une vie qui permet de multiples miracles. Je sais que les miracles ne tombent pas du ciel… J’essaie de préparer la terre, de semer, d’arroser, de chanter, de caresser les fleurs. Autrement dit, de réfléchir, d’agir et d’imaginer, en choeur."
Pinar Selek

Pour en savoir plus et pour commander le livre, cliquer ici.

 

 

Non-violence dans la révolution syrienne

Editions libertaires
Silence
a coédité en 2018 avec Les éditions libertaires le livre Non-violence dans la révolution syrienne, recueil de témoignages et d'analyses sur cette dimension méconnue de l'un des conflits majeurs de notre décennie. Le rôle des femmes, la place de la désobéissance civile, les comités locaux, les actions créatives face à Assad et à l'Etat islamique y sont mis en avant.

Recueil de textes publiés initialement en arabe ou en anglais sur internet, traduits pour la première fois en français, ce livre veut mettre en lumière ce versant si peu éclairé de la révolution et de la résistance syriennes, cette action civile et sans armes aux mille visages qui ne cesse de se réinventer depuis 2011.

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Et voilà le travail !

Dossier sur le travail aujourd'hui, par les MÉDIAS LIBRES.
Silence
est membre de la CPML (Coordination permanente des Médias Libres).

Quand les médias libres se mettent au charbon !

Il y a eu la loi Travail, avec ses nuits debout et ses cortèges de tête, imposants, menaçants, la contre-attaque pointait le bout de son nez.

Et puis, nous voilà un an après, Emmanuel Macron élu, les ordonnances sur le travail sont signées, difficile de voir ce qui pourrait empêcher leur ratification cette semaine dans une Assemblée Nationale au garde-à-vous.

Pourquoi aussi peu de réactions ? Pourquoi le grand mouvement social ne s'est-il pas levé contre ce nouveau projet de société ?

Au-delà des circonstances post-électorales, c'est surtout que des mutations profondes du travail sont déjà à l’œuvre, et depuis longtemps. Attentifs aux mouvements de la société, à ce qui se passe en arrière-plan dans ce monde qui bouge souvent trop vite, nos médias libres observent depuis longtemps ce qu'on appelle aujourd'hui l'uberisation de la société : une concurrence de plus en plus généralisée, un travail découpé en micro-tâches, le plus souvent mal rémunérées, et avec la disparition progressive des droits sociaux. Et pour cause, nous-mêmes comme les autres entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire, nous y sommes directement confrontés.

La plupart de nos médias libres sont déjà dans cette précarité : temps partiels complétés par un boulot alimentaire, contrats (de moins en moins) aidés, pigistes payés largement en dessous, voire bénévolat à outrance. Bref, comme le secteur public, comme le social et l'associatif, nous n'échappons pas à cette vague.

Qu'en conclure ? Que malgré tout, loin des radars des médias dominants, nous repérons et expérimentons ce qui germe, des idées neuves ou anciennes. Nous racontons les alternatives concrètes. Nous donnons la parole à et celles et ceux qui refusent de se soumettre à cette marche forcée ou choisissent d'arrêter de travailler.

C'est à ce grand voyage dans les mondes du travail que la Coordination Permanente des Médias Libres vous invite pour son troisième grand dossier, avec la contribution d'une vingtaine de médias libres, joyeux et indépendants.

 

 

Affichez le féminisme !

La revue Silence a réalisé et publie mi octobre 2015, une affiche intitulée "100 dates qui construisent nos luttes féministes aujourd'hui".

AFFICHE 100 DATES DU FEMINISME - SILENCECette affiche, en grand format (60x84cm) et toute en couleurs, foisonne d'informations et d'images sur de grands événements qui ont développé le combat des femmes pour leurs droits et qui ont toujours un impact à l'heure actuelle.
Mais elle met en avant également des initiatives plus modestes qui résonnent avec l'esprit de Silence.
[en savoir plus…]

 

 

Pliage de la revue

Si vous êtes à Lyon les jeudi 18 et vendredi 19 avril, venez nous voir !

Pour mettre la revue sous pli et l'envoyer aux abonné·es, de nombreux bénévoles se retrouvent une fois par mois au local de la revue. Pendant deux jours consécutifs, on discute en s'occupant les mains, on rencontre d'autres personnes intéressées par l'écologie, les alternatives, la non-violence... et on peut déguster le repas offert par la revue ! Puis on repart avec un exemplaire du numéro tout neuf.

Le pliage commence le jeudi à partir de 14h30, et s'arrête à 20h30 pour le repas.
Puis nous reprenons le vendredi à partir de 9h30, jusqu'à épuisement des exemplaires à envoyer (en général vers midi).
Il n'est pas nécessaire de s'inscrire à l'avance, on vient quand on veut, et on repart de même, au bout d'une heure, deux heures... ou la journée !

Rendez-vous dans les locaux de Silence, au 9 rue Dumenge, 69004 Lyon (M° Croix-Rousse).
Venez nombreu·ses, seul·e ou avec vos amis, votre mamie ou votre petit neveu !

Et si vous n'êtes pas dispo cette fois-ci, voici les prochaines dates :
les jeudi 16 et vendredi 17 mai,
les jeudi 13 et vendredi 14 juin,
les jeudi 22 et vendredi 23 août...



État d'urgence ?

Déradicalisation à gogo(s)

Chaque journal, magazine, revue, télé et radio y va de son petit couplet sur la nécessaire "déradicalisation" des jeunes Français partis ou tentés de partir se battre avec les jihadistes de Daech. Participons à cet effort national !

[lire la suite de la tribune…]

 

Bulletin de présentation

 

A télécharger, ou à nous demander pour qu'on vous en envoie un petit stock,
pour le diffuser autour de vous, le faire circuler auprès de vos proches, dans des assos, des lieux alternatifs !

[ Télécharger en PDF ]

 

 

 

Catastrophe de Fukushima

Conformément à notre vocation de média indépendant, nous vous donnons une chronologie des évènements destinée à éclairer la compréhension de la catastrophe nucléaire qui se déroule au Japon depuis le 11 mars 2011.

Pour agir, voici un agenda des évènements organisés partout en France :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Agenda

Merci de faire circuler ces informations aussi largement que possible.